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ginale(l); peut-être les deux lettres aux Vierges sous le nom de saint Clément de Rome furent-elles aussi composées en syriaque (2). Pour les écrits des gnostiques Bardesane et Harmonius en la même langue, ils ont presque complètement péri.
Le foyer et le centre de la vie intellectuelle, de l'activité littéraire pour tout le territoire de langue syriaque, ce fut, dès le m - siècle, l'école théologique d'Edesse en Mésopotamie. Cette école fut aussi le séminaire du clergé de la Perse. Elle eut son apogée dans le courant du iv° siècle ; elle trouve dans Ephrem son plus savant docteur, en même temps que le représentant le plus fidèle de son esprit.
Sœur de l'école d'Antioche (3), comme elle, l'école d'Edesse cultive avant tout l'exégèse biblique et, comme elle, rejette l'allégorisme alexandrin. Malgré ces traits communs, les Syriens de l'est se distinguent de ceux de l'ouest par l'empreinte très accusée du génie oriental : tendance à un profond mysticisme, grande fécondité poétique, mais médiocrité de l'esprit spéculatif et une immobilité ennemie de tout développement.
Au y 9 siècle, les hérésies christologiques firent à l'Eglise syrienne de cruelles, on doit dire d'incurables blessures. L'école d'Edesse devint le dernier soutien et le dernier refuge du nestorianisme dans l'empire romain. Elle fut fermée à ce titre par l'empereur Zenon en 489 ; mais de ses débris se forma en territoire perse Pécole nestorienne de Nisibe. L'hérésie contraire, le monophysisme, trouva à son tour accueil en Syrie, et les mesures de répression de l'empereur Justinien échouèrent contre les infatigables efforts du moine Jacques Baradée, qui monta en 541 sur le siège épiscopal d'Edesse (7 578). C'est de lui que les monophysites syriens prirent le nom de Jacobites. Du milieu