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REMARQUES SUR LES TÈRES SYRIENS

du V e siècle aux débuts littéraires des Maronites, après l'union de 1182, presque tous les écrivains syriaques un peu considérables sont ou nestoriens ou jacobites.

On trouve une esquisse de l'histoire de la littérature syriaque dans l'article Syriac Literature de Wright, Encyrlopxdia Britannica, 9» éd. t. XXII, Edimb. 1887, p. 824-856. Tiré à part, A short history of Syriac Literature, Londres 1894,in-i2, 296 pp. — Bickel,dans son Conspeclus rei Syrorum literarix, additis noiis bibliograph. et excerptis anecdotis, Munster, 1871, in-8°. (112 p.), donne d'utiles renseignements sur les textes syriaques imprimés. On en trouve la liste exacte, aussi complète que possible, dans Nestlé, Grammaire syriaque avec Littérature, Chrestomatfiie et glossaire, V« part, de la Porta linguarum orientalium. Inchoavit Peterniann, contiuuavit Strack, Berlin, 1888, Part. 2, p. 1-66. — R. Duval, La littérature syriaque, Paris, 1899, in-12, xvi, 426 pages.

L'Occident n'eut une connaissance un peu exacte de la littérature syriaque que par le grand ouvrage du Maronite Joseph Simon Assemanï, Bibliolncca Orientalis Clementino-Vaticana in qua manuscriptos codicesSyriacos, Arabicos, Persicos, Turcicos, Hebraicos, Samaritanos, Armenicos % JElhiopicos, Graecos, AUgyptiacos, Ibericos et Malabaricos, jussu et munificentia démentis XI, Pont. Max., ex Oriente conquisilos,comparatos, avectos et Bibtioth. Vaticanx addictos recensuit, digessit et genuina scripta a spuriis secrevit, addita singulorum auctorum vita J. S. A. T. I : De Scriptoribus Syris orthodoxie, t. II : De scriptor. Syris Monopbysitis, l. III, Pars 1 : De script. Syris Nestorianis, t. IV, seu tomi m pars 2 : De Syris Nestorianis, Rome, 1719-1728,4 vol. in-f°. Dowling donne une analyse de cette Bibliothèque dans sa Notitia Scriptorum SS. Patrum, Oxford, 1839, p. 9-22.

L'abbé Migne avait formé le projet d'un Cursus patrologix Syriacœ. Cf, supra, § m, 2. L'abbé Graftin, professeur à l'institut catholique de Paris, en a commencé l'exécution. Le texte syriaque avec voyelles est accompagné d'une version latine et les ouvrages de chaque auteur d'un lexique. Les t. I et II, parus en 1892, contiennent une recension des écrits d'Aphraate par J. Parisot, 0. S. B.

Sur les versions syriaques de l'Ecriture Sainte, v. les ouvrages relatifs à l'introduction biblique.

La première édition complète du texte syriaque de la Doctrina Addsei — dans sa forme actuelle de la 2« moitié du iv° siècle — a été donnée»

avec une version anglaise et des notes, par G. Phillips, Londres, 1876, in-8°, 34 pages.

La légende d'Abgar, après la Doctrina Addxi, inspira bien d'antres écrits, dont on trouve une liste dans Nestlé, Op. c. p. 34. Sur les derniers travaux relatifs à la légende d'Abgar et à la Doctrina, v. S. Baeumer, dans la Revue de théol. coth. t. XIII (1889), p. 707-711.

Sur le gnostique Bardesanes et son fils Harmonius, V. Hort, dans le Dictionary of Christian Biography, au root Bardaisan. — Schœnfelder, dans le Dictionn. de théol. cath., de Welzer et Welte, 2 e éd. au mot Bardes ane.

§ 97. — Saint Aphraate.

I. Sa Vie. — Le titre du plus ancien père de l'Eglise syrienne appartient au « Sage de la Perse », à Jacques Aphraate (Afrahat), évêque de Mar Matthaeus.

Dès 1756, Nicolas Antonelli publia, en langue arménienne avec version latine, 19 homélies ou instructions du « Sage de la Perse », adressées à un certain Grégoire. Mais réditeur, suivant en cela les manuscrits qu'il avait sous la main, voyait dans l'auteur saint Jacques de Nisibe, l'ami et le protecteur de saint Ephrem (1), et dans celui à qui elles sont adressées, saint Grégoire l'illuminateur, l'apôtre de l'Arménie (2).

Le malentendu ne fut éclairci que plus de cent ans après, lorsque Wright (1869) donna l'original syriaque de 23 homélies du Sage de la Perse. Il ne s'agit pas de saint Jacques de Nisibe, qui ne semble pas avoir laissé d'écrits, mais bien d'Aphraate, qui, en montant sur le siège épis-

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