‹ Les pères de l'égliseChapitre 123 sur 149 · Jnfra, g 100, n · texte numérisé non relu

Jnfra, g 100, n

§ 97. — SAINT APHRAATE 231

copal, changea de nom, selon l'usage syrien, et s'appela Jacques. Il s'adresse à un moine, probablement un abbé, du nom de Grégoire, qui lui avait demandé des instructions spirituelles, surtout sur la foi. L'auteur lui-même date très précisément ses homélies ; les 10 premières sont de Tan 648 d'Alexandre, qui répond à l'an 336-337 de notre ère, les douze suivantes de l'an 655 = 343-344, la dernière enfin du mois d'août 656 = août 345.

Aphraatefut moine, puis abbé etévêque dans le couvent de Mar Matthœus ou saint Mathieu, situé en territoire Perse, un peu à Test de Mossoul. Il est probable que l'évêque de Mar Matthaeus occupait dès lors une situation plus ou moins privilégiée entre les évêques de la Mésopotamie. Ce couvent devint dans la suite le siège du métro* polite jacobite de Ninive, qui venait immédiatement après le maphrian ou primat des Jacobites de Test ; au xii* siècle, le siège monastique obtint lui-même la dignité primatiale.

II. Ses écrits. — Les susdites homélies, saufla dernière, sont rangées par ordre alphabétique — les vingt-deux lettres initiales donnant l'alphabet syriaque — et forment ainsi un tout complet.

La dernière, la plus étendue de toutes, traite « du grain », c'est-à-dire du grain de bénédiction, dont la présence fera épargner la grappe (1). Partant de l'extrême affliction des chrétiens de Perse au moment où il écrit, août 345, Aphraate, pour relever le courage chancelant de son disciple et ami, montre le grain ou le petit nombre des justes sauvant tout le peuple, encore qu'il ressemble à la vigne ingrate ; l'auteur en multiplie les exemples à travers toutes les péripéties de l'histoire d'Israël, d'Adam à Jésus- Christ. Les traits d'histoire dont cette instruction est émaillée, lui a fait donner aussi par Gennade le nom de Chronique (2).

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