ÉCRIVAINS POSTÉRIEURS
tout vivement pour la destruction des ouvrages de Théodore de Mopsueste.
Nous devons à Overbeck la publication de la majeure partie de ce qui reste de Rabulas. Ce sont des canons ou règles de vie pour le clergé séculier et régulier, des hymnes pour la liturgie et l'office (en partie traduites du grec), un sermon et des fragments de lettres. A la différence de ses autres ouvrages, ses lettres sont écrites non en syriaque, mais en grec ; on en mentionne 46 dans un panégyrique en l'honneur de Rabulas, composé à Edesse peu après sa mort. Nous n'en avons malheureusement que des fragments sans importance, les uns en syriaque, les autres en latin.
Les écrits ou fragments syriaques dans Overbeck, Op. c. p. 210-248. 362-378. Le panégyrique susdit, Ibid. p. 159-209. La version syriaque de l'écrit de S. Cyrille manquait dans Overbeck ; Pb. Ed. Pusey a comblé cette lacune, Oxford, 1877. V. Supra, § 59, ix. Bickell, dans son Choix des Pères syriens, cbercba à compléter, d'après des textes latins» les fragments syriaques des lettres et donna une relation de la conversion de Rabulas, tirée d'un écrit du milieu duv* siècle, d'une biographie de S. Alexandre, fondateur des Acémètes, mort vers 430.
V. Isaac d'Antioche. — Nous retrouvons la forme poétique dans l'héritage littéraire, bien plus ample, d'Isaac d'Antioche, appelé aussi Isaac le Grand. Les détails de sa biographie sont encore loin d'être parfaitement arrêtés. Né, semble-t-il, àAmidaen Mésopotamie, dans la seconde moitié du iv a siècle, il arriva jeune à Edesse et y reçut les leçons de Zénobius, disciple de saint Ephrem. Après de lointains voyages, au cours desquels il visita Rome, il se fixa à Antioche. Gennade (1) l'appelle « prêtre de l'Eglise