‹ Les pères de l'égliseChapitre 15 sur 149 · I. Adv. Argum. Serer. : 1W4 C · texte numérisé non relu

I. Adv. Argum. Serer. : 1W4 C

5, Infra, { 81, i.

§ 79. — LÉONCE DE BYZÀNCE ET i/EMPEREUR JUSTINIEN 21

II. Sévère d'Antioohe et les Sôvériens ; Jean Maxence et les moines scythes. — Un personnage déjà souvent mentionné, Sévère, qui a donné son nom à un parti de monophysites, trouva moyen de s'asseoir, en 512, sur le trône patriarcal d'Antioche. Il dut se réfugier, en 518, à Alexandrie, où il défendit, contre Julien d'Halicarnasse (1), cette doctrine, que le corps du Christ, avant la Résurrection, était sujet aux faiblesses et aux souffrances communes du corps humain. Les Julianistes appelaient ses disciples Phthartolâtres, adorateurs du corruptible.

Du texte original des nombreux écrits de Sévère, il ne reste que des fragments. Mais la majeure partie, sinon la totalité de ces écrits, est conservée dans une version syriaque, dont on n'a encore imprimé, il est vrai, qu'une liturgie du baptême et quelques fragments d'homélies enthronistiques, d'intronisation, ou épithrones, prononcées du haut du trône patriarcal. Loofs (2) a exposé la doctrine de Sévère, en s'aidant surtout d'une lettre de l'époque, écrite par un moine du nom d'Eustathe, et qui n'est pas autrement connu, Ad Timotheum scholasticum de duabus naturis adv. Severum.

Sur la conférence entre Catholiques et Se vé riens, tenue à Constantinople non en 533, mais en 531, nous n'avons de renseignements précis que par la relation que l'un des orateurs orthodoxes, Innocent, évêque deMaronia — à l'est dePhilippes sur la mer Egée, — adressa à un prêtre de ses amis, écrit dont nous ne possédons malheureusement qu'une version latine en très mauvais état.

Le C* 1 Mai a donné deux recueils de fragments grecs de Sévère, Script, veter. nova Coll., t. IX, Rome, 1837, p. 725-741, et Spicil. Rom., t. X,

i. Supra, § 77, in.

J;Vr; .

1844, p. 202-205. — Veraioa syriaque de la Liturgie, Anvers, 1572. Cf. A. Resch, Agrapha ou fragments éuang. extra-cenoniques, dans les Textes et études, t. V, livr. 4, Leipz. 1889, p. 361-372. Les Homélies dans Nestlé, Brevis linguae Syriocœ grammat., Garlsrube et Leipz., 1881. On trouve dans Mai, Script, vet. nova Coll., îx, 742-759, 5 ho m. trad. en latin d'après la version syriaque, et de même, Spicîl. Rom., x, 169-201, des extraits d'an écrit contre Julien d'HaKearnasse.

La lettre d'Eustathe à Timothée dans Migne, lxxxvi, 1, 901-942. — Celle d'Innocent de Maroniadans Mansi, &S. Conc. Coll., vin, 817-834 — manque dans Migne — ; Cf. Héfélé, Hist. des Cône., éd. franc., t. III, p. 351-356.

Les « moines scythes » apparaissent pour la première fois en 519, à Constantinople, ayant pour porte-parole et pour chef un certain Jean, surnommé M axe n ce. Ces moines voulaient que, dans la lutte contre le nestorianisme d'une part et l'eutychianisme de l'autre, on adoptât comme drapeau de l'orthodoxie la proposition : « Un de la Sainte Trinité à souffert dans la chair », tandis que d'autres cercles orthodoxes rejetaient toute modification ou toute amplification du symbole de Ghalcédoine. C'est ce qu'on appelle la controverse théopaschite .

Les moines scythes demandaient en outre la condamnation des écrits de l'évêque Fauste de Riez, mort depuis peu (1), comme renouvelant les erreurs de Pelage, condamnation dont également bien des gens ne voulaient pas entendre parler.

La discussion avait pris déjà un caractère assez vif, lorsque, le 25 mars 519, arrivèrent dans la ville impériale les légats envoyés par le pape Hormisdas pour préparer la réconciliation entre les Eglises de Rome et de Constantinople (2), rendue possible par la mort de l'empereur An astase 1(9 juillet 518).

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