‹ Les pères de l'égliseChapitre 16 sur 149 · LÉONCE DE BYZANCE ET L'EMPEREUR JUST1NIEN · texte numérisé non relu

LÉONCE DE BYZANCE ET L'EMPEREUR JUST1NIEN

Un mémoire que Maxence, au nom des moines, remit aux légats du Pape (i) n'obtenant pas le résultat désiré, quelques-uns des moines, en juin 519, firent le voyage de Rome pour solliciter du pape en personne une solution dans leur sens, et comme Hormisdas ne se hâtait pas de la donner, ils se tournèrent vers les évêques africains exilés en Sardaigne par le roi Thrasamond (2). Aussitôt les Africains, saint Fulgence de Ruspe à leur tête, prirent chaudement le parti des moines (3). Dans les premiers jours d'août les moines quittèrent Rome pour retourner à Constantinople, mais, le 13 du même mois, le Pape adressait à l'évêque africain Possessor, en résidence à Gonstantinople, une lettre (4) qui condamnait vertement l'entreprise des moines scythes, surtout les procédés de leurs députés à Rome, tout eu déclarant que les écrits de l'évêque de Riez ne sont pas de ceux reconnus par l'Eglise, et que la saine doctrine sur la grâce et la liberté se trouve dans les ouvrages de saint Augustin. Maxence publia une amère critique de la lettre pontificale (5).

On identifie d'ordinaire avec Jean Maxence le « prêtre Jean » auquel saint Fulgence adressa, en 523, son écrit De veritate prœdestinationis et gratix Dei, de même que le « prêtre et archimandrite Jean » auquel fut adressée une lettre un peu postérieure des évêques d'Afrique (6).

Si l'on renonce à cette identification, combattue par Loofs (7), on perd la trace des moines scythes et de leur chef après la lettre du pape Hormisdas et la réponse qu'elle provoqua.

Outre les deux écrits susmentionnés, nous avons en-

i. Epist. ad legatos sedis apostolicœ : Migre, lxxxyi, 1, 75-86.

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