‹ Les pères de l'égliseChapitre 18 sur 149 · Mioim, P. £., lxxxvi · texte numérisé non relu

Mioim, P. £., lxxxvi

§ 79. — LÉOPflCE DE BYZANCE ET L'EMPEREUR JUST1NIEN 25

être notées comme des entreprises suspectes sur la vie intérieure de l'Eglise. 11 n'en est pas moins vrai que la politique ecclésiastique de Justinien se mouvait dans la même région et dans le même sens que l'activité littéraire de son contemporain Léonce de Byzance, et le V e concile œcuménique de Tan 553 put adopter, en tout ce qu'ils ont d'essentiel, les édits de l'Empereur, leur contenu étant conforme à la foi de l'Eglise.

Le 6 août 536, Justinien publia, sous forme de lettre au patriarche Mennas de Constantinople, une « Constitution (oiaTaÇtç) contre Anthime, Sévère, Pierre et Zoaras (1) », approuvant et ratifiant l'anathème prononcé contre les susdits monophysites par le concile de Constantinople de l'an 536.

Le Tractatus contra Monophysitas (2), qui doit dater de 542 ou de l'année suivante, est adressé à des moines égyptiens qui venaient d'abjurer le monophysisme ou en avaient le dessein.

Probablement en 543, parut un édit contre Origène, Ao-fo; xaxi 'ûptY^vouc (3), relevant lés nombreuses erreurs de l'Alexandrin : subordinatianisme, préexistence des âmes, Apocatastase ou restauration universelle, pluralité des mondes, etc., et les réfutant à fond, pour conclure par dix anathèmes contre Origène. La « Lettre au Saint* synode, rpànfxct irpô; xrjv àftav auvoSov , au sujet d'Origène et de ses partisans (4) » fut adressée d'après les uns au Synode de Constantinople de 543, selon les autres à celui de 553.

Un édit malheureusement perdu de la fin de 543 ou du commencement de l'année suivante, après une copieuse exposition de la vraie foi, anathématisait la personne et

3. 945-990. C'est l'expédition destinée an patriarche Mennas.

les écrits de Théodore de Mopsueste, les écrits de Théodoret de Cyr contre saint Cyrille d'Alexandrie et le concile d'Ephèse (1), enûn la lettre d'Ibas d'Edesse contre le même •aînt docteur et le même concile (2). C'est le premier édit contre les « Trois Chapitres ». Tandis qu'on entend É ordinaire par « Chapitres, xEoiXam », les anathèmes d'un édit, dans le cas présent l'usage s'est établi aussitôt d'entendre par les « Trois Chapitres » les personnes et les écrits frappés d'anathème.

i.'édit en question devait causer surtout dans l'Eglise d'Occident des troubles funestes, connus sous le nom de < Controverse des Trois Chapitres. » Entre 551 et 553, pro-

iblement dès 551, parut un second édit contre les Trois I ;hopitres, plus rigoureux que le premier, et que nous possédons intégralement, '0[»oXoYf« iciortioî «ta tî>» -cpiùiv /ïipaXaiiiiv (3). Le t Type » du 5 mai 353 au concile ouvert eu même jour, traite également de Théodore, de Théodortit et d'Ibas (4). Un mémoire, que l'on ne connaît pas autrement, contre la condamnation des Trois Chapitres provoqua une réponse de l'empereur (5), aussi vive qu'explicite, écrite selon Héfélé après le concile de 553, selon Loofs dès avant cette assemblée.

Il reste un court fragment (t>) d'une lettre dogmatique nu patriarche Zoïle d'Alexandrie (542 — vers 550), Le recueil se ferme sur une bulle d'or adressée à l'abbédu Mont oinaï (7), sans aucun intérêt pour l'histoire du dogme. Au rapport d'Evagre (8), Justinien, peu avant sa mort.

S. Supra, § 60, vu.

t, | », XIII.

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