‹ Les pères de l'égliseChapitre 24 sur 149 · HUt. «cl., v · texte numérisé non relu

HUt. «cl., v

Op. c. supra, i ; pour l'histoire profane, v. L. Jeep, Examen des sources

des historiens ecclés. grecs, dan 9 les Annales de philoL class. Supplem., xiv, Leipz. 4885, p. 159-178.

Du patriarche Grégoire d'Ântioche (570-593 ; cf. § 84, î), il reste

quatre discours, qu'on trouve dans Migne, P. G., lxxxviii, 1847-1886, le deuxième en latin seulement.

IV. Chronographes. — La Chronique universelle, XpovixTj trropia, de Jean d'Antioche, dans les premières années du vi 6 siècle, l'Histoire universelle d'Hésychius de Milet, vers l'an 550, et dans la seconde moitié du même siècle, la Chronographie universelle populaire de Jean Malalas d'Antioche sortent du plan de notre étude.

La première moitié du siècle suivant vit naître un volumineux ouvrage de chronologie commençant comme ceux-là à la création du monde. C'est le Chronicon Paschale, ainsi nommé parce qu'il fonde la chronologie chrétienne sur le comput pascal. Tout nous invite à chercher l'auteur anonyme dans le cercle du clergé byzantin, dans l'entourage du patriarche Sergius (610-638). Le cadre chronologique est emprunté en grande partie pour les temps anciens à Jules L'Africain et à Eusèbe ; dans les récits qui le remplissent il n'est guère que les données sur les premières décades du vn e siècle, c'est-à-dire sur l'époque de l'auteur, qui méritent une attention particulière.

Vers Tan 700, Jean, évêque monophysite de Nikiou, une lie dans la grande branche occidendale du Nil, écrivit nue chronique universelle, riche de faits d'histoire ecclésiastique. Bien que l'auteur les ait vus trop souvent à travers le prisme eutychien, on ne saurait dénier à ses renseignements sur l'histoire du vn c siècle une valeur propre et vraiment hors ligne. Cet ouvrage

a été sauvé grâce à une version éthiopienne, composée Tan 1601, en Abyssinie, dans l'Amharra, d'après un texte arabe très défectueux. Zotenberg, l'éditeur de la version éthiopienne, tient que l'original était écrit en grec, mais contenait quelques paragraphes coptes. Noeldeke croit plutôt qu'il était tout entier en cette langue.

Sur Jean d'Antioche, Hesychius de Milet et Jean Malalas, v. Krumbachsr, Histoire de la UU. byzantine, Munich, 1891, p. 109-115. La chronique de Jean Malalas est dans Migne, P. G., xcvn.

La principale édition du Chronicon Paschale esl celle de L. Dindorf, Bonn, 1833, 2 vol. in-8°, dans le Corpus script, hist. Byzant. Migne Ta reproduite, xcn. V. surtout H. Gelzer, Sextus Julius Africanus et ta chronographie byzantine, 2* part. 1, Leipz. 1885, p. 138-176. Pour la littérature, t. Krumbacher, J. c, p. 117-118.

H. Zotenberg, La chronique de Jean, évéque de Nikiou. Notice et extraits , Paris, 1879, in-8°. (Extrait du Journal asiatique, 1877, n° 15). Cf. Noeldeke, dans les Annonces sav. de Goellingue, 4 et 11 mai, 1881, p. 587-594. — II. Zotenberg, Chronique de Jean, évéque de Nikiou. Texte étbiop. avec trad. Paris, 1883, in-4. (Extrait des Notices des manuscrits* t. XXIV, 1). Cf. Noeldeke, L <?., 24 oct. 1883, p. 1364-1374.

V. Cosmas Indicopleustès. — Cosmas surnommé Indicopleustès ou navigateur de l'Inde, négociant d'Alexandrie, entreprit, vers Tan 520, pour les besoins de son commerce, de lointains voyages, notamment en Arabie et dans l'est africain. De retour en Egypte, il se retira dans la solitude et s'occupa surtout d'écrire. On n'a retrouvé jusqu'ici qu'un seul de ses travaux, la Topographie chrétienne (1), composée vers l'an 547. L'ouvrage comprend

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