‹ Les pères de l'égliseChapitre 25 sur 149 · Miori, P. G., Lxxxviif · texte numérisé non relu

Miori, P. G., Lxxxviif

douze livres, le dernier mutilé. Nous avons en outre sous le nom de Cosmas quelques fragments sur les Psaumes ; mais trois autres ouvrages, qu'il mentionne lui-même dans la Topographie* sont perdus. C'était une Cosmographie, c description plus détaillée de toute la terre, tant au delà qu'en deçà de l'océan (1) » , des tables astronomiques (2) et une explication du Cantique des Cantiques (3).

La Topographie chrétienne, malgré toutes ses étrangetés, est intéressante à plus d'un titre. Prenant au pied de la lettre les expressions de l'Ecriture, Cosmas regarde la terre comme un grand carré, de tous côtés enclos de murs, qui en se réunissant forment le firmament ou la voûte céleste. Après avoir combattu avec beaucoup d'insistance dans le I er livre l'opinion de la sphéricité de la terre, il développe dans le II e ses propres idées, pour essayer, dans le III e et le IV e , de les prouver par l'Ecriture Sainte. Le V e livre est important pour l'histoire de l'Introduction biblique par les renseignements qu'il, donne sur les auteurs sacrés, sur le but et le contenu de chacun des livres de l'Ecriture. Pour l'Exégèse, l'Herméneutique et la Théologie biblique, Cosmas s'attache étroitement à Théodore de Mopsueste. Le récit des voyages de l'auteur s'entremêle à toute cette étude. De tout temps on a lu avec un intérêt particulier, au Xl« livre (4), la description de « la grande île de la mer indienne, appelée par les Indiens Sielediva, parles Grecs Taprobane », et qui est l'île de Ceylan.

Un autre passage de la Topographie, la relation sur le monument d'Adouli (aujourd'hui Zoulla un peu au sud de

i. Lib. I, col. 53 A, 2.76W., B. Cf. Lib. Vïï, 340 B.

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