Hesy chas tes, Silentiarius
Dix ans après on le trouve dans les rangs des 120 moines orthodoxes qui occupent la nouvelle Laure près de Jérusalem» après l'expulsion des moines origénistes par le gouverneur de Palestine, Anastase. Mais sur la fin de 556, il se construisit une cellule dans la grande Laure de Saint-Sabas, également peu distante de Jérusalem. 11 semble y avoir terminé ses jours.
La vie et les actions des saints législateurs du désert inspirèrent toujours à Cyrille une très vive curiosité. Dès son séjour à Saint-Euthyme il commença à recueillir et à classer des renseignements biographiques, principalement sur le patron du couvent, qui avait été l'un des principaux organisateurs du monachisme palestinien (t 473) et sur saint Sabas (f 532). Un de ses amis, l'abbé Georges de Béella, près de Scythopolis, l'encourageant dans cette voie, il avait, dès avant sa retraite dans la Grande Laure, terminé les biographies des deux saints.
Son plan s'était élargi pendant son travail, et dans la Vie de saint Sabas (1), il renvoie à la Vie de saint Jean F Ermite ( f 558), qu'il écrira plus tard. Le début de cette troisième biographie, plus courte que les précédentes, annonce clairement une série, sans doute la série des brèves notices ; « je commence mon récit, dit-il, par l'abbé Jean (2) ». Mais Cyrille ne put, ce semble, achever l'ouvragé entrepris ; nous n'avons du moins de sa main, selon toute apparence, que trois autres notices biographiques, et elles nous sont transmises, non comme un tout avec la notice sur saint Jean, mais comme des pièces indépendantes. Ce sont une Vie de l'abbé saint Cyriaque ( f 556), une Vie de saint Théodose, fondateur du couvent qui porta son nom (f 529), et une Vie de saint Théognius,