‹ Les pères de l'égliseChapitre 29 sur 149 · I. Supra, ti · texte numérisé non relu

I. Supra, ti

vrage, Léonce était le jeune contemporain de Grégoire, (jui doit avoir occupé le siège de Girgenti àla fin du vi° et au commencement du vn" siècle. Nous avons sous le nom dfl l'êvêque de Girgenti un vaste commentaire en grec de l'Keolésiaste,

Les œuvres de Léonce de Neapolis sont réunies dans Migne, P. G., .. 15t>5 et suiv. La Vit de S. Jean l'Aumônier, donnée ici dans la version latine d'Anastase le Bibliolbécaire (f vers 879), col. 1613-1668, (ie même que dans lu P. t., lixiii, 337-392, a été depuis publiée en grw ,ar H. Gelzer, dana le Choix de sources pour Chisl. de l'Eglise et du iogm» de Krflger, 5* livraison, Frib. et Leipi. 1893. Sur Léonce et aes écrits en général, v. Gelzer, Vn écrivain grec populaire du vm» siècle, llasi la Revue hitt. nouv. série, t. XXV (1889), p. 1-38. l,e Commentaire de Grégoire de Girgenti sur l'EccIésiaste a été publié le teste original par A. Morcelli, Venise, 1791, in-P ; H igné Va ..■iluit, P. G., xcvm, 741-1182, précédé comme dans l'édition de ■: :li du texte grec de la biographie de Grégoire, icvm, 549-716. lia peut consulter sur Grégoire de Girgenti et sur Léonce deRom* Smith end Wace, A Dictionary of Christ. Hiography , aux articles res- [iccliffl, il, 776-777; m, 692. Littérature sur l'nn et sur l'antre, Chevalier, Répertoire, 918, 2620 ; 1379.

I.i3 prêtre Euatrate de Constantinople retraça, en forme d'oraison f«tièbii», la vie do son maître et ami le patriarche Entychius (552-582) : Migne, P. 0„ Lïxxvi, 2, 2273-2390. Nous avoos sons le nom dn pache Eolychiua, incomplet, un Sermon de pasckaU et de Sacrosancta curkarittia : l. c, 2391-2402, et une lettre au pape Vigile : 2401-2406. .te laissa encore un écrit polémique contre la théorie du sommeil île lame, \ifai AvaTpBitTtxoc mpiiç toùç Xs^a^t^C |*4 Jvep-fsTv tà<: -:Sn j/jpi.'iiruiv ijiu^àî (J."à ti]» SiâÇsuJtv 'eauTÔiv mufiàtuv, que Léon AHatiua a publié en grande partie dans son De utriusque ecclesix occidentalis ntqus orientalit perpétua in dogmale de purgatorio consensione, Rome, 16Ô5, p. 3(9-580. Manque dans la collection de Migne.

céphore, rhéteur à Antioche, qui doit avoir vécu au vu" siècle, gloriiï:i S. Siméon Stylite le Jeune [f 596), dans un Immense panégyrique : Migne, lxxxvi, 2, 2987-3216. Le VII* concile œcuménique (787) a inséré parmi les témoignages patriatiques pour le culte des images une letlpa el un fragment de lettre de saint Siméon : Ibid-, 3216-3220.

§ 82. — roÈTEs 47

§ 82. — Poètes.

I. Romanos le Mélode. — A partir du V e siècle, dans l'Eglise grecque, la poésie métrique ou quantitative doit de plus en plus céder le terrain devant le vers rhythmique, qui,sans égard à la quantité des syllabes, a pour base la seule accentuation. L'ancienne métrique ne survivait que dans les milieux cultivés, qui seuls continuaient de l'imiter. La liturgie déployait alors toutes ses splendeurs ; elle contribua puissamment à l'essor de la poésie rhythmique, en lai demandant ses hymnes, et ce genre atteignit bientôt une remarquable perfection.

Le représentant le plus distingué de la poésie nouvelle, le t Pindare du rhythme » , fut saint Romanos, surnommé le Mélode. Chose assez étrange, on ignore l'époque du grand hymnographe. Les principales données sur les circonstances de sa vie sont fournies par les Menées (1) grecs. Au l #r octobre, qui est le jour de sa fête, les Menées nous apprennent que saint Romanos, né en Syrie, fut diacre à Béryte ; qu'il vint à Coustantinople au temps de l'empereur Anastase, et fut admis dans le clergé de l'église de Blaquerne. La date du « temps de l'empereur Anastase » est malheureusement équivoque. Christ et d'autres 1 entendent d'Anastase II Artémius (713-717); Pitra et ses partisans se décident pour Anastase I (491-518). Krumbacher est du même avis, mais selon lui, le poète arriva tout jeune à Constantinople et vécut jusqu'après le règne de Justinien (f 565). On ne peut attendre la solution défl-

1. Recueils en forme de calendriers, des parties changeantes de l'office aux fêtes immobiles de Notre- Seigneur on des Saints.

uit fon

m itive delà question que d'une étude complète et approfondie des œuvres du poète lui-même comme de celles de les devanciers et de ses imitateurs.

D'après les Menées (1) Romanos avait composé près de I 000 hymnes, xtw-cixia Aç ittpî ta x(Xia. Il en reste environ 80,

liacune de 24 strophes ou plus ; mais on n'en a imprimé jusqu'ici qu'une faible partie. Romanos a du reste fait place dans les livres liturgiques de l'Eglise grecque à des liymnographes plus récents, et de la plupart de ses hymnes l'usage n'a conservé que quelques strophes. On

mita plus longtemps sa magnifique hymne de Noël, ïpOtvo; srijiMpov, qui, jusqu'au xii* siècle, se chanta en grande pompe au banquet impérial de la nuit de Noël.

Les critiques modernes sont d'accord que pour le talent poétique, pour l'élan et l'inspiration, pour la profondeur dn sentiment et l'élévation du langage, Romanos dépasse <lo beaucoup tous les autres mélodes, et qu'on ne peut

uère lui reprocher que le défaut commun de toute littérature byzantine, la prolixité et ta diffusion. Krumbacher prédit que l'histoire littéraire de l'avenir célébrera Romamo4 comme le plus grand de tous lès hymnographes de l'Eglise.

Gomme hymnographes du V siècle on nomme Anlliime, Timoclès, Marcien, Jean le Moine, Seta, Auxence,

; il se peut que dans la masse des hymnes grecques transmises sans nom d'auteur, mainte pièce remonte à cet

.".e. On trouve une hymne de saint Auxence, archimandrite en Bithynie, vers le milieu du v" siècle, dans la vie de l'auteur par son disciple Georges (2),

i. t. cil.

ï. niera, P. G., ciiy, 137M436. V. Pnu, Anal, tacrm, i, urnit ; — Bon", PMlM tt Mélttiet, p. £30-23*.

S 82. — poètes 49

Nous avons mentionné déjà (1) une hymne d'église de l'empereur Justinien.

Les documents fondamentaux pour l'étude historique de l'hymne grecque ont été fournis par Christ et Paranikas dans leur Anthologia Grxca carminum christianorum, Leîpz. 1871, in-8°, et en bien plus grand nombre encore par Pitra, Anal, sacra Spicilegio Solesmensi parata, t. I, Paris, 1876, in-4°. Pitra avait publié déjà Hymnographie de l'Eglise grecque. Dissert, accompagnée des offices du 15 janvier, des 29 et 30 juin en V honneur de S. Pierre et des apôtres, Rome, 1867, in-4*. Sur d'autres recueils d'hymnes grecques, v. Krumbacher, Hist. de la lilt. byzantine, Munich, 1891, p. 308-399. Sur les Anal, sacra, t. I de Pitra, v. un très savant article de J. L. Jacob i dans la Revue d'hist. eccl., t. V (1881-1882), p. 177-250. Sur le procédé rhythmique, son origine et son histoire, Meyer, Débat et origine de la poésie rhythmique latine et grecque, dans les Mémoires de l'acad. royale de Bavière, cl. i, t. XVII, 2* part. Munich,

1885, p, 265-450. — Edm. Bouvy, Poètes et mélodes, Etude sur les origines du rhythme tonique dans V hymnographie de V Eglise grecque, Nîmes,

1886, in-8°- — F. Gabrol, V hymnographie de l'Eglise grecque, Angers, 1893, in-8*.

Christ et Paranikas, /. /?., p. 131-138, ne donnent qu'une seule hymne de Romanos, l'hymne sur les apôtres. Cf. Proleg., p. li-lii. — - Pitra, Anal, sacra, i, 1-241, en insère 29. Cf. Proleg., p. xxv-xxxi. Il en a publié trois antres en 1888, en tôte du recueil offert à Léon XIII, à l'occasion de son jubilé sacerdotal, Al Sommo Ponte fice Leone XIII. Omaggio Giubilare délia Biblioteca Vaticana, Rome, 1888, in-f\ Quelques pièces de moindre étendue ont été données récemment par A. Papadopulos-Kerameus, dans les'AvàXexxa UpoaoXujjtfctxf^ oxat^uoXoY^a;, t. I, St-Pétersb., 1891, p. 390-392, el par A. Lauriotes, dans P'ExxXïiffiaTuixTfAX^Ôeia du 9 et du 16 oct. 1892 et 29 janv. et 12 février 1893. Une édition complète de Romanos par Krumbacher est en préparation. Sur Romanos, cf. Jacobi,0/>. c., p. 203-207, 220-222. — Bouvy, Op. c, p. 367-375. — Krumbacher, Op. c, p. 312-318. — Deux articles de Paranikas dans l'ExxXi)- «3<mx7| 'AXrîeeta des 3 juill. et 6 nov. 1892.

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