‹ Les pères de l'égliseChapitre 3 sur 149 · Supra · texte numérisé non relu

Supra

BBpbysïsme et la déposition de l'archimandrite Eutyi-1k;s, auteur de l'hérésie nouvelle. L'année suivante, au bn-jandoge dEphèse, Basile se laissa tellement effrayer pu le violent Dioscore d'Alexandrie qu'il vota cette fois la habilitation d'Eutychèset la déposition de Flavien, et adhéra au monophysisme. 11 allait se voir de ce fait dé pué par le concile de Chalcédoine de 4SI, lorsqu'il souscrivit la lettre de saint Léon-le-Grand à Flavien {1), condamna Eutychès et Dioscore.et obtint sa grâce. Il demeura rinns la suite fidèle à la foi orthodoxe. Dans une lettre de ir.s à l'empereur Léon I — dont il ne reste qu'un texte latin — il déclare, conjointement avec les autres évêques d'haurie, qu'il faut maintenir l'autorité du concile de • :lia!cédoine et déposer le monophysite Timothée ^TClure, qui venait d'usurper (457) le siège patriarcal d'Alexandrio (2). Basile mourut peu de temps après, peut-être

l'an 450.

Son œuvre littéraire, ou du moins ce qui en est imprimé, consiste en 41 discours, M?*, sur des passages de l'Ancien et du Nouveau Testament (3), et en un volumineux écrit sur la prétendue proto-martyre sainte Thècle, but fa vie et sur les miracles qui illustrèrent son tombeau {t Séloucic (4). Photius, qui connaissait 15 discours de Bulle, en blûmaitdéjà le style trop orné et, par suite, le mntiquo de simplicité et de naturel. Le même critique signale l'analogie de l'exégèse biblique do l'orateur avec ObIIq de saint Chrysostorae (5). L'authenticité de certains dttOOurs a été mise en doute. Basile, au dire de Photius, avait aussi mis en vers les combats et les triomphes de HJiinLo Thècle (6). Pour son écrit en prose sur la sainte, il

I Supra, §75, ti.

ï, Ihmi, S.S". Conr. Coll., tu, 559563.

B P. a., t»iï, ï7-«4.

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B liiblioih, eod. 168.

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§ 77. — ÉCRIVAINS DE LA II e MOITIÉ DU V* SIÈCLE 7

avait mis à profit les Actes (apocryphes) de Paul et de Thècle.

Au sujet de Basile, surtout sur sa conduite aux susdits conciles, t. Héféié, Hist. des Conciles, édit. franc, t. Il, p. 512, 521, 523, 531, 560, 566 et s. 571 ; t. III, p. 21, 28, 30, 47. Sur ses écrits, v. Fabricius- Harles, Biblioih. Gr., 90-07, dans Migne, P. G., lxxxv, 9-18. Sur les Actes de Paul et de Thècle et le parti qu'en tira Basile, v. Lipsius, Les histoires et les légendes apocryphes des apôtres, t., II, 1, Brunsw. 1887, p. 424 et suit.

L'empereur Léon I* T (457-474) consulta, l'an 458, les seize cents évêques de son empire au sujet du Concile de Ghalcédoine et de Timothée AHure. 11 nous reste toute une série de réponses (Mariai, L. c, vin, 524- 622), dans la version latine que Gassiodbre fît faire par son savant collaborateur Epiphaoe le Scholastique, lnfra (v. §91, m). Cf. Héféié, BisL des Conc, éd. fr., t. III, 164, 184. Des écrits de Timotbée iElure nous n'avons que quelques petits fragments. V. Gieseler, Commentât 10nis qua Monophys. veterum varix de Christi personà opiniones illustraniur, part. IL Progr. Gœtting. 1838, in-4°, p. 25-27.

n. Antipater de Bostra. — Antipater qui occupait le siège épiscopal de Bostra en Arabie, peu après le concile de Chalcédoine, comptait parmi les hommes les plus éminents de Y Eglise d'Orient. On ne sait rien de précis sur sa vie, et de ses écrits on ne connaît jusqu'ici que de faibles restes. Ce sont des fragments d'un grand ouvrage contre Y Apologie (TOrigène par Pamphile et Eusèbe (1), quelques lignes d'un traité contre des Apollinaristes, deux homélies, Tune sur la Nativité de saint Jean-Baptiste, l'autre sur l'Annonciation de la Sainte Vierge, enfin d'insignifiants fragments de-deux autres homélies (2).

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