V. Migiw, lxxxt
Sur Antipater, Cf. la notice de Fabricius-Harles, Biblioth. Gr. y x, 518 et suiv., dans Migne,Lxxxv, 1754-1758. A. Ballcrini a publié, le premier, le texte grec des deux homélies, dans sa SyUoge monument, ad mysterium Concept, immac. Virginis Deiparœ illustrandum, t. II, pars. 2, Rome, 1856, p. 5-26 et p. 445-469.
III. Ammonius d'Alexandrie. — Ammonius, prêtre et économe de l'Eglise d'Alexandrie, qui signa, en 458, une lettre des évêques d'Egypte à l'empereur Léon I (1), acquit une grande réputation comme exégète. Il ne paraît malheureusement rester de ses commentaires que des fragments, épars dans les Chaînes, sur les Psaumes, sur Daniel, sur saint Mathieu et saint Jean, sur les Actes des Apôtres et sur la I r# Epître de saint Pierre (2). Encore n'est-il pas prouvé avec certitude que le Scoliaste Ammonius des diverses Chaînes soit un seul et même auteur. Anastase le Sinaïte cite (3) quelques passages d'un écrit de « l'Alexandrin Ammonius » contre le monophysite Julien d'Halicarnasse. Mais cet Ammonius est certainement postérieur au nôtre, puisque son adversaire Julien n'a paru qu'au vi e siècle.
L'évêque Julien quitta vers 518 son siège d'Halicarnasse en Carie, et se réfugia à Alexandrie, où il soutint, contre 'le monophysite Sévère d'Antioche (4), la thèse que le corps du Christ était incorruptible, exempt de toute altération, dès avant la Résurrection. Ses adhérents reçurent le nom d'Aphthardocètes, partisans de Fincorruptible, ou encore de Phantasiastes, qui n'admettent qu'un corps apparent.