‹ Les pères de l'égliseChapitre 39 sur 149 · Ibid. Hispàl. De vir. ill. % ch. xxxiz · texte numérisé non relu

Ibid. Hispàl. De vir. ill. % ch. xxxiz

6f TROISIÈME PÉRIODE. — ÉCRIVAINS GRECS

III. Auteurs ascétiques. — Saint Jean Climaque doit son renom et son surnom à un ouvrage ascétique intitulé VEchelle, xXTfiaJ (i). Sous la figure d'une échelle conduisant au ciel, cet ouvrage expose le développement graduel et le continuel perfectionnement de la vie spirituelle. VEchelle céleste compte trente degrés, d'après, les trente années de la vie cachée du Sauveur. Un écrit moins considérable, Au Pasteur (2), peut se regarder comme un appendice. Il prétend en effet mettre devant les yeux des supérieurs de couvents l'idéal du vrai pasteur, tandis que le grand ouvrage veut instruire les religieux en général. Jean composa l'un et l'autre écrit à la prière d'un admirateur et ami, comme lui appelé Jean et qui gouvernail alors un couvent à Raithu au bord du golfe de Suez — à 30 kilomètres sud-ouest du Sinaï.

Une courte biographie par Daniel, moine à Raithu (un contemporain ?), nous fournit quelques renseignements sur le célèbre ascétique. Né vers 525, Jean Climaque n'avait que 16 ans lorsqu'il entra au couvent du Sinaï. Plus tard il se retira dans une cellule solitaire, puis dans une caverne au pied de la Sainte Montagne. 11 mena ainsi quarante ans la vie d'un anachorète ; la renommée de sa vertu et de son savoir le fit choisir pour abbé du couvent (3) ; mais avant de mourir (vers 400) il se réfugia de nouveau dans une complète solitude.

Ses écrits obtinrent dans la suite une immense réputation. VEchelle en particulier trouva plusieurs commentateurs ; le premier fut l'inspirateur même de l'ouvrage, Jean de Raithu, dont nous possédons les brèves scolies(4).

Antiochus, moine du couvent de Saint-Sabas aux en-

i. Migre, P. G., lxzxvui, 631-1164.

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