Jnfra, 79, § h
§ 77. — ÉCRIVAINS DE LA II e MOITIÉ DU V e SIÈCLE 9
Un commentaire de Julien sur le livre de Job est imprimé en latin parmi les œuvres d'Origène (éd. Genebrard, Paris, 1574, etc.) ; mais l'original grec existe en manuscrit. Cf. Bratke, dans la Feuille de littér. thioLy 1893, col. 255-257. — Preussen, dans la Gazelle de ML théol., 1893, col. 364 et 435. Maï a recueilli d'autres fragments des écrits de Julien, Spicil. Roman., t. X (1844), p. 206-211. Cf. Loofs, Léonce de Byxance et les auteurs de même nom dans l'Eglise grecque, liv. I, Leipz., 1887, p. 30-32. Etude plus complète sur la doctrine de Julien dans la dissertation de Gieseler citée Supra, i, p. 4 et suiv.
IV. Gennade de Gonstantinople. — Gennade I, patriarche de Gonstantinople (458-471), fut, selon toute apparence, comme son prédécesseur Anatolius (447-458), un partisan décidé de la foi orthodoxe contre le monophysisme. L'an 459, semble-t-il, un concile de quatre-vingts évoques se réunit sous sa présidence à Gonstantinople. Nous possédons encore avec les signatures la lettre encyclique de cette assemblée contre les ordinations simoniaques (1). Gennade de Constantinople, au dire de son homonyme de Marseille (2), avait l'esprit vif, la parole brillante, et composa un commentaire sur Daniel ainsi qu'un grand nombre d'homélies ; d'après le comte Marcellin (3), il laissa, en outre, une explication de toutes les Epîtres de saint Paul.
Ces écrits semblent perdus. Plusieurs Chaînes, il est vrai, citent parmi les commentateurs un Gennade, dans lequel on croit reconnaître le patriarche de Gonstantinople; mais cette identification est assez douteuse. Le Gennade des Chaînes prend de préférence la parole sur la Genèse et sur l'Epître aux Romains (4).