P. G., xc, 109-130 ; de môme P. L. t cxxix
synode. Leur courage ne faiblit point et le Préfet fit rendre contre eux cette sentence qu'ils seraient flagellés, auraient la main droite coupée ainsi que la langue blasphématrice jusqu'à la racine. Après les avoir promenés, ainsi mutilés, par les douze quartiers de la ville, on les déporta, exilés à perpétuité, à Lazica, sur la côte orientale de la Mer Noire. Anastase le Moine mourut des souffrances endurées, le 24 juillet 662, Maxime le 13 août suivant; Anastase l'Apocrisiaire vécut jusqu'au 11 octobre
La confession des deux volontés dans le Christ, réduite au silence d'une si atroce façon, fut universellement reconnue au VI e Concile œcuménique en l'an 680.
Une vie si active et si troublée n'en fut pas moins féconde pour les Lettres. Maxime a laissé un grand nombre d'écrits, qui, dès l'origine, en Orient comme en Occident, jouirent d'une très grande autorité, et trouvèrent d'innombrables lecteurs, bien qu'ils n'offrent pas de petites difficultés, soit par les matières dont ils traitent, soit par leur style guindé.
1° L'édition de Combefis s'ouvre par un ample ouvrage Sur diverses questions et difficultés d'Ecriture Sainte à Thalassius (1), en 65 questions et réponses. L'exégèse est de préférence allégorique ou anagogique ; mais il n'est pas rare que le passage biblique ne fournisse qu'un point de départ ou d'attache pour les considérations théologiques ou mystiques. On trouve le même caractère dans les Questions et Réponses (2), dans l'écrit A Theopempte le Scolastique (3), dans C Exposition sur le ps. 59 (4), dans la Brève expositionde V Oraison dominicale (5). Dans les Chaînes