xci
9. P. G. % xix, 1217-1280, parmi les œuvres de l'historien Eusèbe.
ê2 TROISIÈME PERIODE. — EC&ITAI3S GBJXS
biblique et profane, une Chronologie succincte de la vie de Ji*M-Christ (i), qui n'est qu'on extrait d'an ouvrage plus considérable.
Maxime est sans conteste un des théologiens les plus pénétrants, un des plus profonds mystiques qu'ait produits l'Eglise grecque. Pour la pénétration spéculative comme pour la rigueur dialectique, il surpasse son maître lui-même, le soi-disant Aréopagite. On doit regretter qu'il ne nous ait pas donné un exposé systématique et méthodique de ses doctrines. Il se contente ou de formuler ses idées en brefs aphorismes ou de les accoler à des textes étrangers.
Le centre unique de toute sa théologie c'est l'homme- Dieu. Le Logos est pour lui le principe et la fin de toutes les choses créées. La marche de l'histoire du monde tend à un double but, d'une part l'Incarnation divine, aa?xci>*»c, décrétée dès le commencement et dès lors fondement de toutes choses, qui s'est accomplie historiquement dans la plénitude des temps, et d'autre part la divinisation de l'homme, 6**"';, préparée par l'Incarnation et qui aura pour terme la restauration de la ressemblance divine dans l'homme.
Comme principe de la vie nouvelle et second Adam,, le Christ est nécessairement vrai Dieu et homme parfait. La distinction des natures n'exige pas la distinction des personnes, et l'unité de personne ne suppose pas la confusion des natures. L'intégrité des deux natures exige absolument deux volontés et deux opérations. Mais c'est uniquement la volonté en soi ou la faculté de vouloir qui appartient à la nature ; vouloir d'une façon ou d'une autre ou la détermination de la volonté, y^m, c'est affaire de la personne. « Le Verbe incarné avait donc comme homme