‹ Les pères de l'égliseChapitre 55 sur 149 · Mighi, P. G. t xciv · texte numérisé non relu

Mighi, P. G. t xciv

x' siècle, renferme déjà bien des éléments légendaires. On ignore l'année de sa naissance comme celle de sa mort. Mais on doit tenir pour certain que Jean naquit d'une famille chrétienne établie à Damas, et dans laquelle se transmettait de père en fils un emploi public du gouvernement des califes, probablement la charge de directeur général des contributions en Syrie. Le jeune Damascène, avec le nom chrétien de Jean, portait aussi le nom arabe de Mansour, dont son ennemi l'empereur Constantin Copronyme (741-775) fera ironiquement Manzeros, bâtard (4). Ainsi que son frère adoptif Gosmas, il eut pour précepteur un Sicilien, Gosmas le Moine (2). Jean occupat-il lui-même l'emploi héréditaire dans sa famille? SU l'occupa, quand s'en démit-il ? On en est réduit là-dessus à de pures conjectures.

Ses débuts dans la littérature théologique, comme défenseur des images, remontent probablement à 726, en tout cas au delà de 730. 11 ne se retira que plus tard, semble-t-il, avec son frère adoptif Gosmas, dans le couvent de Saint-Sabas près de Jérusalem. Ordonné prêtre par le patriarche Jean V (f 735), il consacra toute la suite de sa vie à la piété et à l'étude. On croit qu'il mourut à Saint-Sabas.

Le conciliabule iconoclaste de Gonstantinople de Tan 754 condamna le patriarche Germain (3) et un certain Georges de Chypre; il frappa Jean Damascène sous le nom de Mansour d'un quadruple ana thème. Tous les trois avaient cessé de vivre, le synode lui-même ajoutant : « La Trinité a débarrassé le monde de ces trois pestes (4). * Le Vil Concile œcuménique de Nicée (787) réhabilita

!. Mav^po;, cf. 1TC3D, bâtard. Théophawe, Chronogr., ad ann. 734.

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