Conc. Nie. II, act. 6 : Maksi, xiii
leur mémoire, en louant tout particulièrement saint Jean Damascène comme l'un des protagonistes du culte des images (1). Déjà Théophane, en Tan 813, atteste que Jean a été honoré du surnom de Chrysorrhoas ou fleuve cTor, a à bon droit ajoute-t-il, à cause des dons de l'intelligence, éclatants comme l'or, qui brillaient dans sa doctrine comme dans sa vie (2) »,
III. Ecrits dogmatiques. — Le plus célèbre entre tous les ouvrages de saint Jean est la Source de la Connaissance, ihfft f*àn*K {3) . Ce travail s'ouvre par une introduction philosophique, xBç4X«ia <ptXoao<ptx« (4), appelée communément dialectique, bien qu'elle s'occupe surtout d'ontologie aristotélicienne. La seconde partie est une courte histoire des hérésies, nepï atpbswv, qui du reste n'est vraiment œuvre personnelle que dans les derniers chapitres, 101-103, sur les Mahométans, les Iconoclastes et les Aposchites. Le début jusqu'aux Colyridiennes, n° 79, ne fait guère que répéter le navaptov de saint Epiphane (5), comme la suite reproduit d'autres sources.
L'Exposition exacte de la foi orthodoxe forme la 3° et dernière partie, que nos éditions divisent en 4 livres. Le premier traite de Dieu, le deuxième de la création en général, des anges et des démons, de la nature visible, du Paradis, de l'homme et de toutes ses facultés, enfin de la divine Providence. Le troisième livre s'étend fort au long sur l'Incarnation, et le quatrième, le moins bien ordonné, s'occupe en particulier de la glorification de l'Homme- Dieu, du baptême et de la Sainte-Eucharistie, du culte des saints et des reliques, du canon de l'Ancien et du Nouveau Testament, de la question du mal, des fins dernières.