Supra, § 54, n
La division de la dernière partie en quatre livres est inconnue dans les manuscrits grecs ; l'usage de ce sectionnement s'est introduit en Occident, probablement sur le modèle des Quatre Livres des Sentences de Pierre Lombard (t 1164). Pour l'ordonnance de la matière Pierre Lombard prit modèle sur la Source de saint Jean Damascène (1), comme celui-ci sur l'esquisse dogmatique de Théodoret de Cyr (2).
La grande valeur de cette troisième partie vient surtout de ce qu'elle rend fidèlement la tradition de l'Eglise grecque. L'auteur, comme lui-même l'assure à plusieurs reprises de l'ouvrage entier (3), n'a fait que redire en les condensant les enseignements des anciens conciles et des Pères les plus autorisés de l'Orient, surtout de saint Grégoire de Nazianze. L'ouvrage est dédié à l'évêque Gosmas de Majuma, frère adoptif de l'auteur. Il faut en placer la composition dans les dernières années de sa vie.
En fait d'essais dogmatiques antérieurs à la Source, il faut mentionner : une confession de foi détaillée, AtôeXXtx; Tzipl 6p6o'j cppov^aTo; (4), composée au temps que Jean habitait encore Damas, à la demande d'un évêque du nom d'Elie, probablement monothélite jusque-là et qui présenta la pièce de Jean au métropolite Pierre de Damas, comme sa propre profession de foi ; — une Introduction à la dogmatique, Elaorçur^ 8oyh<*tu>v axoixeiwSrj; (5), qui touche à presque tous les points qui seront traités plus à fond dans la Source de la Connaissance ; — une étude par questions et réponses Sur la Sainte Trinité (6), qui outre ce
1. Peu de temps avant la composition des Livres des Sentences, l'Occident avait eu connaissance de la Source de la connaissance, par une traduction de Burgundio de Pise (f 1194).