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résultats soigneusement enregistrés des travaux anciens. Son commentaire sur toutes les Epîtres de saint Paul (1) n'est qu'une suite d'extraits des homélies de saint Chrysostome sur les mêmes Epîtres, entremêlés çà et là de passages de Théodoret et de saint Cyrille d'Alexandrie.
Saint Jean ne s'est essayé au genre historique que dans la deuxième partie de la Source. La Vie de Barlaam et de Joasaph (2), où Robinson découvrit l'Apologie d'Aristide (3), n'est pas de saint Jean Damascène, mais d'un autre moine Jean également de Saint-Sabas, qui écrivit probablement dans la première moitié du vn e siècle. Ce livre célèbre raconte, en une langue vivante et imagée, comment Joasaph, fils d'un roi de l'Inde, converti au christianisme par l'ermite Barlaam, malgré tous les efforts contraires de son père, sait gagner à sa religion son père lui-même avec tout le royaume, et passe dans une pieuse solitude le reste de sa vie. Les personnages de Joasaph et et de Barlaam n'ont rien d'historique ; nous avons affaire à un pur roman, dont la donnée fondamentale est prise, avec de légères modifications, d'uftie légende hindoue sur le fondateur du bouddhisme (4).
Grâce à son mérite esthétique et à sa signification morale, ce chant de triomphe sur la beauté du christianisme et de la vie monastique est devenu l'un des livres les plus populaires du moyen âge. Nombre d'auteurs, s'inspirant plus ou moins directement du texte grec, ont traité le sujet en prose et en vers, dans les langues de l'Orient comme de l'Occident.
Mai a publié en grec (1840), comme une œuvre de notre saint, une biographie ou plus exactement une passion de