FAUSTE DE RIEZ
nisme gaulois. Né Breton comme Pelage, au commence T ment du v* siècle, Fauste était |venu, on ne sait pourquoi, dans le midi de la Gaule. De bonne heure, 430, il se fit moine dans la célèbre abbaye de Lérins (1) ; et, en 433, lorsque l'abbé Maxime monta sur le siège épiscopal de Riez en Provence, Fauste lui succéda dans le gouvernement du monastère. Vers 452, il devint à son tour évêque de Riez.
C'est alors surtout, dans la seconde phase de sa carrière, que se déploient son zèle d'apôtre et son talent d'écrivain. 11 ne se lasse pas, du haut de la chaire et dans ses écrits, de combattre les hérétiques de toute nuance et de toute école, Ariens, Macédoniens, Monophysites. La fermeté de son attitude cpiscopale et le succès de son apostolat le firent exiler, vers 477, par le roi des Visigoths, l'Arien Eu rie ; ce ne fut qu'à la mort de ce prince, en 486, que Pévêque put rentrer dans son diocèse. Quand mourut-il? on ne sait. Le langage de Gennade (2) donne à entendre que Fauste vivait encore à la date où parut le De vins illustribus vers la fin du v* siècle.
Fauste fut, sans conteste, dans la seconde moitié du v* siècle, un des évêques les plus considérés et les plus influents du midi de la Gaule. Esprit actif, ingénieux et hardi, l'auréole de la sainteté au front, Fauste jouissait d'une particulière autorité ; dans les questions théologiques qui agitaient et passionnaient les âmes, tous, clercs et laïques, évêques et moines, se tournaient vers lui, et ses décisions étaient reçues comme des oracles. Les théories anthropologiques de Fauste ont néanmoins rencontré, chez les contemporains et plus encore dans la génération qui a suivi, une ardente et durable opposition.