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Pftus de l'Église, T. III. 7
à un évêque, ad reverendissimum sacerdotum (I), dont le nom est resté inconnu. Fauste s'y déclare d'une manière ferme et précise pour la matérialité de l'âme et des anges ; toutes les créatures occupant un lieu, c'est une nécessité qu'elles soient toutes corporelles. Ces propositions furent aussitôt réfutées par Glaudien Mamert dans le traité De statu animœ.
Gennade cite également deux autres lettres de Fauste ; la première, dogmatique et polémique, était adressée de Lérins, avant l'an 452, au diacre nestorien Grœcus ; la seconde, avec ses encouragements et ses leçons d'ascétisme, fut écrite de l'exil, avant l'an 485, au patrice Félix, préfet du prétoire. En tout, il nous reste dix lettres de Fauste, dont cinq à Pévêque de Limoges Rurïcius.
Fauste avait laissé d'autres écrits ; Gennade nous avertit qu'il n'en dit mot, parce qull ne les a pas encore lus. Il est très probable qu'il avait sous les yeux des opuscules, notamment des lettres et des sermons ; nul doute que Fauste n'eût beaucoup prêché, mais ces sermons pour la plupart nous sont parvenus tantôt sans nom d'auteur, tantôt sous le nom d'autrui, et rien de plus malaisé que de les reconnaître et de les rendre à Tévêque de Riez ; car, après lui, ses disciples, saint Césaire d'Arles au premier rang, ne se sont pas fait faute de piller leur maître, de refondre ses discours ou même de se les approprier d'un bout à l'autre
M. Engelbrecht, soucieux d'enrichir l'héritage littéraire de Fauste, réclame pour lui en bloc les cinquante-six homélies de la célèbre Collection du faux Eusèbe (2) et les vingt-deux sermons que contient le codex Durlaeencis,
1. Cette troisième et dernière partie de la lettre III e en a été détachée de très bonne heure. Elle circulait sous le voile de l'anonyme et comme un écrit à part, avant môme que les manuscrits de Claudien Mamert ne la missent en tète du De statu animœ. Cf. Rehling, Op. laud. (N. dis T.).