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V. Supra, g 43, h

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aujourd'hui à Carlsruhe. La méthode et la thèse de M. Engelbrecht n'ont pas laissé d'être justement critiquées. Avec des sermons de Fauste, il y a dans ces deux recueils des sermons qui ne sont pas de lui ; en plus d'un cas la paternité de saint Césaire, par exemple, saute aux yeux. Le style de Fauste ne manque ni de force ni de vie ; mais il est sans naturel et sans grâce. L'écrivain vise à l'effet et recherche la cadence, voire les assonances et les rimes ; la diffusion et l'enflure du style, la manie de l'antithèse, la bizarrerie des tours, l'impropriété des termes, tout concourt à obscurcir la clarté de la pensée. C'est un des traits de Fauste qu'il aime à se copier lui-même et à rééditer constamment un certain choix de mots, de phrases et de maximes.

III. Littérature. Paschasius. Lucidua. Paulin de Bordeaux. — A. Engelbrecht le premier a voulu donner une édition corn* plète des œuvres de Fauste : Fausti Reiensis prxter sermones pseudo- Eusebianos opéra; aceedunt Ruricii epistolm (Corpus script. eccL lut., ^ XXI) Vienne, 1801. Mais indépendamment des homélies du faux Eu- ■èbe, il a exolu de son édition plusieurs ouvrages que d'autres cri tiques attribuent à l'évoque de Riez» le Breviariutn fidei advenus Arianos* le Liber testimoniorum fidei, le Conflictus Arnobii et Serapionis, le De septem ordinibus Ecclesiœ, sans compter ce Traetatus de symbolo, que Cas- P&ri a exhumé d'un manuscrit d'Albi, et qu'Engelbrecht tient pour parfaitement authentique. Engelbrecht avait écrit d'avance, pour ainsi dire, les prolégomènes de son édition, dans ses Etudes sur les ouvrages de fauste de Rie%, Vienne, 1889, in-8°, et dans ses Recherches critiques sur les ouvrages véritables et prétendus de Fauste : Revue des gymnases de ? Autriche, 1800, t. XU, p. 289-301. L'édition publiée, Engelbrecht a frit paraître, en manière de supplément, ses Ânaleetes patristiques, Vienne, 1892, in-3». Cf. la critique de G. Wejman, dans les Feuilles peur Us gymnases de la Bavière, 1893, t. XXIX, p. 524-528. — Migne, ^. L., unit, a donné sous le nom de Fauste l'ouvrage De la grâce (738- 836), dix- neuf lettres (835-870, la lettre au prêtre Lucidus, lui, 681- Gfô), et huit sermons (869-890).

En ce qui regarde les divers ouvrages de Fauste, Caspari, Sources

inédites... de Vhist. du symbole baptismal, n, Christiania, 1869, p. 214- 224, a restitué à l'évèque de Riez le livre Du Saint-Esprit, qui avait paru d'abord sous le nom du diacre romain Paschasius. V. en outre Caspari, Sources anciennes et nouvelles... Christiania, 1879, p. 250, note 3. Une enquête nouvelle d'Engelbrechl, Etudes sur les ouvrages de Fauste de Riez, 1889, p. 28-46, a donné les mômes résultats. De Paschasius, il nous reste encore une lettre, Migne, P. L., lxii, 39-40.

L'opuscule Contre les Ariens et les Macédoniens est identifié par Dom Bœumer, Le Catholique, 1887, t. H, p. 386-406, avec le Breviarium fidei, et par Dom Cabrol, Revue des questions hisL, 1890, t. XL VII, p. 232- 243, avec le Liber testimoniorum, (v. Supra } § 72, xvi). Engelbrecht, dans ses Recherches critiques.,., p. 289 et s., repousse les deux opinions. C'est dans le traité De ratione fidei, p. 451-459 de Bon édition, qu'il retrouve l'opuscule de Fauste.

Sur la tradition des deux livres De la grdce, v. Engelbrecht, Eludes..., p. 5 27.

Parmi les douze lettres de l'édition d'Engelbrecbt, p. 159-220, on en rencontre deux, adressées à Fauste, Tune, p. 165-168, par le prêtre Lucidus dont nous avons parlé, l'autre, p. 181-183, par un certain Paulin de Bordeaux, ce Paulin peut-être qui, selon Gennade, De vir. HL, ch. lxvui, a laissé divers traités ou sermons': Tractatus de initio guadragesimae, de die dominico poschœ, de obedientia, de pœnitentia, de neophytis. Engelbrecht, dans son édition de Claudien Mamert, Vienne, 1885, p. 3-17, avait déjà publié un texte nouveau de la lettre de Fauste, Ad reverendissimum sacerdotum ; cf. Infra, v. — Bruno Krusch a fait paraître toutes les lettres de Fauste et de Ruricius dans l'édition que Christian Luetjohann a donnée des œuvres de Sidoine Apollinaire : Monum. Cerm. hist. Auctores antiquissimU t. VIII, Berlin, 1887, p. 265 et s.; cf. Infra, § 88, n. V. la critique de cette édition dans Engelbrecht, Revue des gymnases de l'Autriche, 1890, t. XLI, p. 481-497, 677-699.

L'édition d'Engelbrechl nous donne trente-et-un sermons de Fauste, les vingt-deux premiers tirés d'un manuscrit de Carlsruhe, le Codex Durlacensis, du ix* ou du x* siècle, et les neuf derniers de divers manuscrits. — Deux homélies, déjà connues, du faux Eusèbe d'Emèse (q°* 9 et 10), lesquelles ont trait l'une et l'autre au symbole et sont à n'en pas douter de l'évoque de Riez, ont été publiées de nouveau, avec un texte meilleur, par Caspari, dans les Sources inédites... de l'histoire du symbole baptismal..., n, Christiania, 1869, p. 183-213, et dans les Anecdota d'histoire ecclésiastique, i, Christiania, 1883, p. 315-341. — Caspari a exhumé et fait paraître dans les Sources anciennes et nouvelles..., Christiania, 1879, p. 250-251, un Tract. De symbolo,

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qu'il croit extrait par une main inconnue des homélies de Fauste ; mieux vaut y voir, avec Engelbrecht, la propre œuvre de l'évoque de Riez. Etudes..., p. 47-102 : Les sermons de Fauste et leur authenticité. — Dcm G. Morin, entre Autres, a vivement critiqué la base sur laquelle s'appuie Engelbrecht pour discerner les sermons appartenant à notre auteur. V. la Revue bénédictine, 1892, t. IX, p. 49-61. Cf. la réponse d'Engelbrecht, Critique des sermons de Fauste, dans la Revue des gymnases de F Autriche, 4892, t. XLIII, p. 961-976. — V. contra le savant volume de Bergmann, Etudes pour un discernement critique de la littérature lu>milétique dans la Gaule méridionale aux v e et vi e siècles, I re partie, Leipzig, 1898, in-8°.

C'est par une méprise que Dom Baumer, L. c 3 p. 398 et s., a ré. clamé pour Fauste le Confliclus Arnobii et Serapionis, qu'on trouve parmi les ouvrages d'Arnobe le Jeune ; v. lnfra, vi. V. contra Engelbrecht, Recherches critiques..., p. 292 et s., et Bergmann, Op. laud.

Dom. G. Morin, dans la Revue Bénédictine, 1891, t. VIII, p. 97-104, croyait avoir de fortes raisons pour attribuer à Fauste de Riez le traité ou la lettre De septem ordinibus ecclesiœ, qui figure dans l'appendice de saint Jérôme, Migne, P. L., xxx, 148-162. Engelbrecht, Analectes patristiques, 1892, p. 5-19, et Bergmann, Op. laud., se sont inscrits en faux contre celte hypothèse.

Gaspari, Lettres, dissertations et sermons, Christiania, 1890, in-8°, p. 202-206, a publié un sermon anonyme sur la question : « Pourquoi Jésus-Christ a-t-il délivré l'homme de la tyrannie du démon, non pas en vertu de sa puissance divine, mais par son humanité, par son obéissance à la loi, par ses souffrances et par sa mort ? ». C'est un Cur deus homo de la vieille Eglise gallicane, court et populaire, l'œuvre apparemment d'un compatriote et d'un contemporain de Fauste, qui, plus jeune que lui, a pillé ses sermons ; cf. Caspari, L. c, p. 411-429.

V., sur la vie de Fauste, les Prolégomènes de l'édition d'Engelbrecht, p. 5-11.

Sur l'anthropologie de Fauste, v. Wiggers, Essai d'une exposition pragmatique de Caugustinianisme et du pélagianisme dans leur évolution historique, Hambourg, 1833, n, 224-329. — Heller, Fausti Regiensis Galliarum episc. fi.de* in exponenda gratia Christi, Munich, 1854, in-8° : Heller veut justifier Fauste du reproche du semi-pélagianisme. — A. Koch, La doctrine anthropologique de Fauste de Riez, dans la Revue trim. de théol., 1889, t. LXXI, p. 287-317, 578-648. — Le même, Saint Fauste, évêque de Riez, Stuttgard, 1895, in-8° ; Fauste ne proteste, au fond, que contre la théorie de la prédestination absolue ; mais l'ardeur de la lutte l'a entraîné trop loin et jeté en plus d'une erreur.

IV. Léontiua d'Arles. Ruricius de Limoges. — On rencontre dans la correspondance du pape saint Hilaire (1), une lettre qu'il avait reçue en 462 de l'archevêque d'Arles, Léon ti us (2). (Test à Léontius que les lettres du pontife sont pour la plupart adressées (3).

Ruricius (4), né d'une noble famille gauloise, devint en 485 évêque de Limoges, et mourut passé l'an 507. Il nous a laissé en deux livres, quatre-vingt-deux lettres (5) , presque toutes écrites à des évêques de ses amis, Fauste 9 Sidoine Apollinaire, etc., et dans lesquelles l'enflure du style ne déguise pas l'insignifiance du fond ; la théologie et l'histoire n'y trouvent guère à glaner ; ce sont des lettres d'affaires et de recommandation, où la cuisine et la cave ont leur place réservée.

Nous avons déjà mentionné, m, les deux dernières éditions de ces lettres, par Dr. Krusch, en 1888, et par A. Engelbrecht, en 1891 ; elles renferment Pane et l'autre huit lettres écrites par divers personnages à Tévéque de Limoges, et qui, dans Tunique manuscrit de Ruricius, sont annexées à ses propres lettres. Engelbrecht, dans ses Analectes patristiques (Vienne, 1892) nous apprend, p. 20-47, que le P. Danton, an xviii e siècle, avait préparé une édition des lettres de Ruricius, laquelle n'a point paru ; il nous parle aussi, p. 48-83, « des titres et qualifications dans les lettres de Ruricius et de ses amis ». Cf. Engelbrecht, Lts titres chez les épistolographes de la basse latinité y Vienne, 1893, in -8°.

V. Claudien Mamert. — Le fragment de lettre où Fauste se déclarait pour la matérialité de l'âme, circula sans porter son nom, et fit quelque bruit. Claudien Mamert,

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