FAUSTE ET RIEZ
Glaudianus Ecdicius Mamertus, frère de saint Mamert, évêque de Vienne et prêtre lui-même dans cette Eglise, lui répondit en 468 ou 460, par son traité De statu animas (i), ouvrage bien plus considérable que celui qu'il réfute. Glaudien Mamert était à cette époque le philosophe le plus savant et le plus considéré de la Gaule méridionale ; une lettre émue de Sidoine Apollinaire, écrite, peu après la mort du philosophe vers Tan 474, à son neveu Pétréius (2), nous donne la mesure de sa réputation.
C'était à Sidoine, que Glaudien Mamert avait dédié son travail, et Sidoine en retour, ne lui ménagea pas d'enthousiastes applaudissements (3). L'ouvrage se divise en trois livres ; malgré l'enchevêtrement des arguments et des idées, il ne manque à tout prendre ni de plan ni de méthode, et rarement la nature propre de l'âme et sa simplicité ont été vues de plus près et décrites avec plus de précision. Le De statu animas n'est pas toujours exempt des erreurs et des bizarreries qui caractérisent trop d'écrits de cette époque ; mais l'élévation et la force d'esprit de l'auteur, la finesse de ses aperçus, l'énergie de sa discussion et une profonde émotion morale, qui rappelle saint Augustin, feraient honneur à tous les philosophes de tous les temps.
Nous possédons en outre, de Claudien Mamert, deux lettres, Tune à Sidoine Apollinaire, l'autre au rhéteur Sapaudus de Vienne (4).
En revanche, les droits que plus d'un critique lui a autrefois reconnus (5) sur quelques poésies, sont, ici très contestés, là purement chimériques. La plupart de ces poésbs, In Jacobum mag. equ., Carmen pa se haie, deux épi-