‹ Les pères de l'égliseChapitre 77 sur 149 · De vir. i//., ch. Lxvil · texte numérisé non relu

De vir. i//., ch. Lxvil

Salvien fut prêtre de l'Eglise de Marseille, lui donne le titre d'episcoporum magister, peut-être pour avoir écrit des sermons à l'usage des évêques, et nous le peint sous les traits d'un vieillard encore vivant, « vivit usque hodie in senectute boira ».

Des œuvres de Salvien (1), il ne nous est resté qu'un traité Contre C avarice, un autre Sur le jugement présent et neuf lettres.

Le traité Contre l'avarice, intitulé par l'auteur Ad Ecclesiam, fut publié vers l'an 440, sous le pseudonyme de Timothée. C'est une longue et un peu monotone épître, adressée à l'Eglise universelle; et flagellant vigoureusement l'avarice, cette avarice qui détient les trésors de Dieu, c'est-à-dire de l'Eglise et par là même des pauvres. Salvien voudrait que chacun rendît toute sa fortune à Dieu, en la léguant à l'Eglise, la mèredes pauvres. Quant au choix du pseudonyme de Timothée, l'auteur, dans une lettre à l'évèque Salonius (2), en explique la raison : pure affaire de modestie.

L'ouvrage capital de Salvien, celui où il s'est mis tout entier, parut entre les années 439 et 451 ; il se compose de huit livres, dédiés à Salonius, et bien que plus d'un manuscrit, après Gennade, l'intitule Du jugement présent (de Dieu), il* a gardé généralement son titre primitif, Du gouvernement de Dieu, De gubernatione Dei. Les dévastations des barbares et les malheurs publics étonnaient et déconcertaient jusqu'aux chrétiens. Les uns, à la suite

1. GiitRADB, Ibidem, qui nous en dresse le catalogue, avait lu « De virginitatls bono ad Marcellum presbyterum libros III ; Adversum avaritiam libres IV ; De prœsenti judicio libros V et pro eorum (?) merito satisfactionis ad Haloniura episcopum librum I ; et Expositionis extremœ partis libri Eccleslastici ad Glaudium episcopum Viennensem librum I ; et in morem Grsecorum a princlpio Genesls usque ad conditionem hominis composuit versu Hexaëmeron librum I ; Horailias episcopis factas multas, sacramentorum vero quantas nec rccordor. »

Page 1