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par des circonstances diverses, eurent une nouvelle floraison, il est vrai de courte durée. Des contrées les plus lointaines une multitude de jeunes gens distingués affluaient à Gaza, pour s'y consacrer à l'étude de l'éloquence, qui précédait d'ordinaire toutes les études spéciales. Les représentants des belles-lettres à Gaza au v c et au vi° siècle appartiennent tous au christianisme. Sans doute leurs ouvrages de rhétorique pourraient tout aussi bien être sortis d'une plume païenne; mais deux au moins de ces rhéteurs se distinguèrent également par leurs commentaires de l'Ecriture Sainte et par leurs apologies convaincues et pleines de feu en faveur du christianisme.
L'un des deux fut Procope, dont les dates de 465 et 528 marquent approximativement la naissance et la mort, sans contredit le plus remarquable des rhéteurs de Gaza. En vain Antioche, Tyr, Gésarée cherchent à l'attirer par les offres les plus brillantes ; chaque fois, après un court séjour à l'étranger, il est ramené à sa ville natale, où, orateur et professeur des plus écoutés, sa vie s'écoule dans un travail intellectuel sans trêve ni repos.
Les habitudes de la rhétorique sont sensibles dans sa riche correspondance (1), comme dans son panégyrique de l'empereur Anastase (491-518), composé entre 507 et 515 (2). Plusieurs écrits du même genre sont perdus ou ne sont pas encore retrouvés. A défaut d'autres arguments,les seules impossibilités chronologiques obligeraient à rejeter comme apocryphes la description de la nouvelle église Sainte-Sophie à Gonstantinople (3) et la lamentation sur la ruine du grandiose monument par un tremblement de terre (4). L'achèvement de l'église ne date en