S. Fclg.» Ep. 17. De incarnations et gratia
le sacrifice de la messe, sur la mission du Saint-Esprit, sur le* conseil ou supererogatio de saint Paul, le troisième sur le véritable sens du mot de l'Evangile, Et le Verbe était en Dieu. Les sept livres, Contra Faustum (1), un autre ouvrage de l'exil, ne sont malheureusement pas parvenus jusqu'à nous.
De retour en Afrique, Fulgence y écrivit, en 523, les trois livres dédiés à Jean et à Vénérius, Sur la vérité de la prédestination et de la grâce divine. La lettre synodale que les évêques africains adressèrent aussi à Jean et à Vénérius touchant le dogme de la grâce (2), est du même temps et de la même main. L'ouvrage De prœdestinatione et gratia n'est pas de saint Fulgance; il a usurpé son nom»
Les écrits authentiques de notre saint sur la matière de la grâce et de la prédestination nous sont un écho fidèle de la doctrine augustinienne. Comme son maître, Fulgence va jusqu'à limiter en Dieu la volonté salvifique, et à tenir pour réprouvés les enfants morts sans baptême ; aussi son attachement à suivre pas à pas l'évêque d'Hippone lui a-t-il justement valu le surnom « Augustin en raccourci (3) ».
Dans un opuscule exquis, De fide ad Petrum seu de régula verse fidei, nous avons de main de maître un ré-
t. VUn-S. Fulgentii, ch. xxrui, liv.
2. S. Folc., Ep. 15. — II est question plus haut, S 79, du Jean à qui cette lettre est adressée.
3. « (Test pour s'être attaché à saint Augustin et à saint Prosper, écrit Bossue t. Déf. de la Tradition, 1. V, ch. xxi, qu'il a été si célèbre parmi les piédieateurs de la grâce ; ses réponses étaient respectées. Quand il revint de l'exil qu'il avait souffert pour la foi de la Trinité, toute l'Afrique crut voir en lui un autre Augustin, et chaque Eglise le recevait comme son propre pasteur ». Ce qui n'empêchera pas qu'au rx e siècle, Hincmar ne réponde à Gottschalk . ?e réclamant de saint Fulgence, que jamais Fulgence n'a eu dans l'Eglise grande autorité : De prxd, Dei et lib. arb., ch. m, ap. Mtcrc, P. L., cxxr, SG et s. (S. des T.).
sumé de toute la théologie dogmatique. Mentionnons en fin quelques lettres et dix sermons de saint Fulgence.
On doit la première édition de saint Fulgence à G. Pirkbeîmer el J. Cocblœus, Haguenau, 1520, in-f*. — L'édition la plus complète et la meilleure est celle de L. Mangeant, Paris, 1684, in-4°, Venise, 1742, in-f°;Migne Ta reproduite, P. L., lxv, Paris, 1847-1861. — Hurter, SS. Patrum opusc. sel., dotrae, dans le tome XVI, le De fide ad Petrum, et, dans les t. XLV-XLVI, les Lettres (I-XVIII), avec la Vie de saint Fulgence,
On trouve sur notre saint un solide et pénétrant article dans les lnstit. PatroL de Fessier (1850-1851), n, 830-869. De nos jours, ni Fulgence ni ses œuvres n'ont guère atliré l'attention. — J. Klein, Sur un manuscrit de Nicolas de Cusa, Berlin, 1866, in-8°, p. 143-145, apporte son concours à la critique textuefle de l'ouvrage apocryphe. De fide ca~ tholica advenus Pintam (P. L., lxv, 705-720). — Caspari, Sources inédites.,, de r histoire du symbole baptismal, etc., u, Christiania, 1869, p. 245-264, étudie « le symbole de Carthage et de l'Afrique d'après Fulgence de Ruspe », c'est-à-dire d'après les fragments des dix livres, Contre ï arien Fabien (P. L., lxv, 749-834). — F. Gœrres, Contributions à l'histoire ecclésiastique du royaume des Vandales, dans la Revue de théol. scientif., 1893, t. I, p. 500-511, étudie la vie de saint Fulgence.
Fulgence Ferrand, un disciple, un parent peut-être du grand évèque de Ruspe, le suivit dans son exil de Sardaigne, et devint en 520 diacre de l'Eglise de Carthage. C'est tout ce qu'on sait de lui. Facundus d'Hermiane, dans son apologie des TroisChapitres (1), parle dès 546 de Fulgence Ferrand, comme n'étant déjà plus.
Indépendamment de la Vie de saint Fulgence que nous avons citée, Ferrand a laissé nombre de lettres et une Breviatw canonum, la première collection systématique de