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canons que l'Afrique ait vue (1). L'auteur y emprunte ses textes à la Versio Hispana des conciles grecs, et aux conciles d'Afrique, dont quelques-uns ne nous sont pas autrement connus. Ces textes sont rangés méthodiquement sous deux cent trente-deux chefs ; il y est question tour à tour de Tévêque (ch. i-lxxxiv), du prêtre (ch. lxxxv-giii), du diacre (civ-cxx), des clercs en général (ch. cxxicxlii), des conciles (ch. cxliii-cxliv), de la procédure et notamment de la procédure contre les hérétiques, les juifs et les païens (ch. clxv-cxcviii), du baptême (ch. cxcix-ccv), du carême (ch. ccvi-ccx) ; l'ouvrage se termine par des prescriptions diverses (ch. ccxi-ccxxxii) (2).
Migne a publié à part (3) sept lettres théologiques de Ferrand ; il en avait déjà inséré deux, adressées à Fulgence de Ruspe, dans la correspondance du saint évêque (4). Mais de la lettre écrite à Eugippius (5), il ne donne qu'un fragment, longtemps le seul connu (6). Le texte intégral de la lettre n'a été retrouvé que par le cardinal Mai dans le Codex Gasinas, du xi e siècle (7). C'est du même Codex que Reiflerscheid (8) a exhumé cinq nouvelles lettres inédites de Ferrand : lettres courtes et sans intérêt général comme sans grande valeur.
VI. Dracontius. — L'Afrique, sur les confins du v° et du vi° siècle, produit aussi l'un des poètes les plus intéres-
1. La Breviatio a été plusieurs fois publiée ; elle se trouve dans la Patrologie latine de Mignh, t. LXVII et L XXX Vin.
2. Pour l'analyse détaillée de l'ouvrage comme pour l'étude des manuscrits et des éditions, y. Fr. Maassen, Histoire des sources de la littérature du droit canonique en Occident jusqu'à la fin du moyen âge, t. I, p. 799-802, Gratz, 1870.