V. Supra
4. Hist. de la poésie latine chrétienne, Stuttgart, 1891, p. 380 et s.
Les poésies de Rusticas Elpidius, dans la Patrologie Latine de Migne, lxii, Panégyrique, 545-548 ; Epigrammes, 543-546. — Editions modernes do Panégyrique, par II. Mueller, Gœttingue, 1868, in-4°, et par G. Brandes, Brunswick, 1890, in-4* (Progr.). — Baehrcns, dans le Musée rhénan de philologie, nouv. série, 4876, t. XXXI, p. 94, n. 1, a publié quatre distiques en l'honneur du De Trinitate de saint Augustin, sous le titre Versus Rustici defensoris S. Augustini.
Orphelin de bonne heure, le poète Arator trouva dans l'évêque Laurent de Milan un second père, et, plus tard, dans Ennodius un protecteur. Après être d'abord entré au service de l'Etat, il devint, sous le pontificat de Vigile (537-555), sous-diacre de l'Eglise romaine, et, comme tant d'autres, essaya d'appliquer aux idées chrétiennes les formes de la poésie antique.
Il mit en vers les Actes des Apôtres et dédia son œuvre au pape Vigile. Bientôt après, en 544, le pape lui fit lire son poème dans l'église de Saint-Pierre-ès-liens, et cette lecture, qui eut un succès immense, sembla un moment continuer l'éclat des anciennes lectures païennes, celles de l'Enéide ou de la Thébaïde au Capitole.
Arator a pris pour modèle Sédulius (1). Mais il fait une bien plus large place que lui à l'explication mystico-allégorique, typica ratio. En général, il ne rivalise ni d'élégance, ni d'élan avec son devancier.
Nous avons encore la longue lettre qu'Arator écrivit en distiques à Parthénius, l'un de ses amis de la Gaule, en lui adressant son poème.
On ne sait rien des dernières années ni de la mort d'Arator.