V. Supra, § 69, v
Les poésies d'Arator ont été imprimées par Migne, P. L., lxtiii, De actibus apostohrum libri duo, 63-246, Epistola ad Parthenium, 245-252. — Nouvelle édition par A. Hoebner, Neisse, 1850, in- 8°. — Cf. Leimbacb, Le poète Arator, dans les Etudes et critiques de théologie, 1873, l. XLVI, p. 285-270.
III. Denys le Petit. — Le moine Denys, surnommé le Petit (1), était Scythe de naissance ; mais il vint à Rome de bonne heure, vers Tan 500 (2), et il y vécut dans le cloître jusqu'aux environs de Tan 540. On ne sait guère de lui que ce que nous en apprennent les souvenirs émus de son ami Gassiodore (3). Très versé dans la langue grecque et dans les sciences ecclésiastiques, Denys a eu la gloire d ouvrir largement par ses traductions les trésors de la science grecque aux Latins.
C'est à la fois par ses traductions et par ses collections qu'il a bien mérité du droit canonique. Au début du vi° siècle, il publia sur la demande d'Etienne, évoque de Salone en Dalmatie, une collection latine de conciles ou de canons conciliaires grecs et latins. Il avait fait deux rédactions de son travail ; la première, sauf la préface, a péri. Mais la seconde, qui probablement date aussi de la première décade du vi e siècle, nous est parvenue; le recueil s'ouvre par les canons des apôtres (4) et se clôt avec les canons du concile de Ghalcédoine de l'an 451.
Denys recueillit de même, sous le pape saint Symmaque
i. Cette qualification d'Exigu us, que Denys se donne lui même, n'est qu'un terme d'humilité, comme l'expression ParvitaM nostra, qu'il emploio également dans la préface de son Codex canonum Ecclesiœ.
2. Peut <Hre pour défendre l'orthodoxie de ses frères, les moines scythes
(N DBS T.).