CHAPITRE I. —— DES SOCIÉTÉS COMMERCIALES
quand il s'agissait d'aller faire le commerce à l'étranger ; ordinairement alors on rédigeait un écrit.
Les ventes et achats, objets des Sociétés dont nous nous occupons, ne se faisaient que sous le nom de celui qui en était chargé ; les associés se trouvaient bien engagés, mais les uns vis-à-vis des autres seulement et non vis-à-vis des tiers vendeurs ou acheteurs.
c) Il était enfin une troisième catégorie de Sociétés anonymes : celles contractées pour accaparer toutes les marchandises d'un certain genre, afin de les revendre ensuite au prix qu'il plaisait aux accapareurs d'imposer. « C'est à proprement des monopoles, dit Savary, contre le bien public et qui renversent l'æœconomie du commerce ».
Quelle que fût l'espèce dans laquelle on la rangeît, la Société anonyme pouvait intervenir, non seulement entre marchands et négociants, mais encore entre « personnes de qualités » (1).
SECTION Il.