‹ Les pères de la Révolution (de Bayle à Condorcet)Chapitre 181 sur 257 · DIDEROT ADVERSAIRE DES THÉOLOGIENS · texte numérisé non relu

DIDEROT ADVERSAIRE DES THÉOLOGIENS

paradoxes dont Diderot est coutumier. Il confond les passions avec ce désir général du bonheur qui en est le fond commun ; et il oublie qu'en nous inspirant le désir d'un certain bonheur, les passions peuvent très mal nous inspirer.

Diderot, comme Voltaire, n'épargne pas ses épigrammes à la vie contemplative. Elle a pourtant ses grands côtés. S'y adonner est beau et utile. Le danger est de s'y absorber.

De même pour l'ascétisme. On ne saurait nier ses puérilités, ni ses extravagances. Mais rien ne féconde une âme pour les. hautes entreprises comme l'empire de la volonté sur le corps. En s'accoutumant à la maîtrise de soi, l'ascète se donne un tempérament de héros.

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