LA MORALE SELON D'ALEMBERT
l'existence de Dieu et d'une autre vie, d'Alembert n'admet pas non plus qu'on prétende démontrer leur nonexistence ; et, à propos des livres athées de d'Holbach, il écrit que ceux qui nient qu'il y ait une intelligence suprême avancent bien plus qu'ils ne peuvent prouver. « En ces matières, ajoute-t-il, je ne sais que le scepticisme de raisonnable. »
Que si on peut se dispenser de croire, on ne peut se dispenser de vivre. Force est de donner une règle à sa vie. Et voilà d'Alembert qui, après n'avoir trouvé de certitude absolue que dans les mathématiques, reconnaît qu'il y a une science des mœurs fondée sur une certitude morale qui doit s'imposer à toutes les consciences.