‹ Les pères de la Révolution (de Bayle à Condorcet)Chapitre 25 sur 257 · LA POLITIQUE MONARCHIQUE · texte numérisé non relu

LA POLITIQUE MONARCHIQUE

Mais, que fait donc Pascal, sinon jouer ce jeu sûr qui doit tout perdre, quand il dit : « La coutume fait toute l'équité par cette seule raison qu'elle est reçue : c'est le fondement mystique de son autorité » ? Parler ainsi, n'est-ce pas soulever le voile que le cardinal de Retz, veut voir toujours étendu sur le droit des peuples et sur le droit des rois, qui « ne s'accordent jamais si bien ensemble que dans le silence » *? En discutant les principes, Pascal invite à les discuter; et dès lors il prépare, malgré lui, les grands mouvements que provoquera la discussion des principes. Sans doute, quelques habiles s'en tiendront, comme il le veut, à avoir leurs pensées de derrière la tête. Mais d'autres trouveront payée trop cher la paix qu'on achète au prix de la justice et de la liberté1.

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