LE PROBLÈME DU MAL SELON VOLTAIRE
Élaguer les branches mortes d'un arbre, ce n'est pas l'extirper, c'est le rendre plus fécond. Voltaire entend ne pas renverser le temple de Dieu, mais le nettoyer de toutes les ordures dont il est infecté. Il estime avoir rendu service à l'humanité en distinguant toujours la religion de la superstition, en combattant toujours le fanatisme, en disant de mille différentes manières, qu on ne fait jamais du bien à Dieu en faisant du mal aux hommes.
Il n'y a qu'à se garder de l'athée qui se conduit comme il raisonne. « L'ennemi de Dieu l'est de la société. » Un monde d'athées, de même qu'un monde de fanatiques, serait un monde de confusion et d'horreur ; car s'ils ne croient en Dieu et en une autre vie, les hommes sont tentés de s'abandonner à toutes leurs passions funestes et de vivre en brutes, n'ayant pour règle que leurs appétits et pour frein que la crainte. La conclusion de Voltaire est : « Croyez en un Dieu bon, et soyez bon! »