‹ Les pères et les enfants au XIXe siècleChapitre 32 sur 44 · T,ES PERES ET LES ENFANTS · texte numérisé non relu

T,ES PERES ET LES ENFANTS

VOUS deux. Je l'ai supplié avec des sanglots et des larmes de tout me révéler. Il a refusé de me répondre 1 Alors j'ai pris le texte de la loi ; je l'ai mis sous ses yeux ; je lui ai lu, l'une après l'autre, ces paroles accusatrices, et je lui ai dit, le doigt sur la page : <^ Yoici toutes les causes de sépara- « tion écrites dans ce livre! As -tu frappé ma « mère?

ï — Jamais I

« — As-tu insulté ma mère ?

« — Jamais !

« — As-tu introduit une concubine sous le toit « de ma mère ?

« — Jamais !

a — Eli bien! alors, me suis-je écrié, pour que « ma mère et toi , vous ayez accepté et pour que « vous ayez pu me faire, à moi-même, la vie af- « freuse que nous menons tous trois depuis que « je me connais, il faut que la cause qui vous sé- « pare soit une des deux seules causes qui restent a et que j'ose à peine énoncer : ou toi, mon père, « tu as fait une action infamante.... » A ce mot, ô ma mère, il a poussé un tel cri de douleur que je me suis jeté à ses pieds, en lui demandant pardon

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