C. Perforations du colon
Elles sont exceptionnelles, maïs il en existe une observation indiscutable.
D. Perforations avec hemorragie intestinale.
Cette simultanéité a été signalée rarement au cours des fièvres paratyphoïdes, tandis qu’elle est banale au cours de la fièvre typhoïde.
E. Péritonite par propagation.
Ce sont les péritonites par propagation de Chantemesse et Roux, les péritonites inexpliquées de Pissa- VY.
Elles ont un très grand intérêt; très discutées, elles posent un problème pathogénique difficile à résoudre. Pour Rathery de telles formes seraient très fréquentes. Cet auteur en a observé de nombreux cas à l'hôpital de Zuydcoot en 1916.
Parfois, elles répondent au stade pré-perforatif de Cushing; c’est aussi l’opinion de Léon Bernard et Pa-
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raf : il ne reste que la séreuse, ou presque, au niveau d’une ulcération profonde.
Parfois l'opération ne révèle aucune lésion intestinale macroscopique susceptible d'expliquer nettement cette péritonite.
Certains auteurs ont pensé à une inflammation péritonéale d’origine sanguine.
Un cas de péritonite sans perforation à bacilles paratyphiques a été publié par Petrachwskaia.
D’autres auteurs ont soulevé la possibilité d’une péritonite due à une rupture de ganglion mésentérique suppuré, à une cholécystite, à la rupture d’un abcès du foie ou de la rate, à une thrombose des vaisseaux mésentériques, à des lésions appendiculaires. On peut en rapprocher les péritonites par propagation, observées au cours des fièvres typhoïdes. A propos de celles-ci, Woimant, sur 139 cas réunis par lui, n’a découvert aucune lésion nette dans 23 cas; pour
les autres cas il s’agissait ou de lésions typhiques
autres qu’intestinales (appendice, vésicule, ganglions mésentériques) ou d'états préperforants, ou sans doute de cas de localisation péritonéale de la septicémie Eberthienne., Pour Widal, Lemierre et Abrami, il s’agit de perforations minimes, oblitérées immédiatement par des fausses membranes.
Cliniquement, les symptômes sont identiques, réserve faite de la plus grande insidiosité du début. On observe des douleurs abdominales, des vomissements Gu des nausées, un ventre météorisé, de la défense
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musculaire, mais il n’y a pas d'arrêt des gaz, le pouls est moins rapide qu’en cas de perforation, son accélération est progressive. L'état général ne présente pas d’aggravation notable, le faciès est intact ou à peine un peu grippé; l’état reste stationnaire pendant 3-4 jours, puis la guérison survient en une semaine, si l’on a appliqué un traitement adéquat (diète et immobilité absolue). ;
Mais cependant, pour bien des auteurs, ces péritonites par propagation bénéficient de l'intervention. En effet, on trouve assez souvent, dans ces cas, des ulcérations intestinales recouvertes seulement par ia séreuse, des zones sphacélées et on peut, en faisant l’enfouissement de celles-ci éviter ainsi une perforation imminente.