‹ Les Perforations Intestinales Au Cours Des ParatyphoïdesChapitre 12 sur 28 · ESSOR · texte numérisé non relu

ESSOR

L'état général est altéré : l’hypothermie brusque, avec relèvement progressif de la température, constitue un des signes les plus importants (Dieulafoy, Keen, Cushing, P. Londe).

Mais il s’agit là d’un signe inconstant : on peut voir, en effet, une hyperthermie subite ou le maintien de la température en plateau. Lereboullet insiste sur l'hyperthermie. Kryloff, sur 100 cas de perforations au cours des fièvres typhoïdes en général, n’a vu la chute brusque de la température que 5 fois.

Qu'il s'agisse d’un signe majeur, personne ne peut le contester, mais l’hypothermie n’est cependant pas un signe pathognomonique de perforation ; d’autres complications peuvent la susciter, telle que l’hémorragie intestinale et le collapsus.

Parfois l’apparition de frissons, une respiration superficielle et rapide aideront au diagnostic.

Les modifications du pouls sont très importantes : il s’accélère et devient petit, parallèle à l’ascension thermique, ou, au contraire, dissocié s’il y a hypothermie.

Dans les formes graves, on peut noter une tachycardie et une oligurie extrêmes ; le malade angoiïssé, la voix cassée, est prostré, euphorique ou bien présente dans certains cas du délire et de l’agitation.

D’ailleurs toutes ces modifications générales fonctionnelles peuvent être extrêmement discrètes au milieu de la sévérité du tableau infectieux. C’est alors une impression d'ensemble qui guidera vers le dia-

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