‹ Les Perfusions Intraveineuses d'Extraits Post-Hypophysaires dans le Déclenchement du Travail et dans la Direction de l'AccouchementChapitre 17 sur 33 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Par la méthode des injections intramusculaires, on constate l'apparition d’une réponse dans les deux minutes qui suivent. Cette réponse apparaît aussi bien dans le fond que dans la zone moyenne de l'utérus.

Lorsque l'effet a complètement cessé, on peut étudier comparativement l’action des perfusions. La première contraction apparaît alors en moins d’une minute, mais ici l’activité de la musculature porte uniquement sur le fond de l’utérus, ce que montre d’ailleurs l’index de travail. Enfin, l'effet de la drogue cesse dès que l’on arrête le goutte à goutte.

Ceci nous permet de prévoir le degré de contrôlabilité et de sécurité de cette technique. Les graphiques qui suivent expriment d’uné façon frappante la singulière différence d’action des injections intramusculaires et des perfusions de post-hypophyse.

n NS .Q Le ÿ È $ $ 400 ES LU es A Minules GRAPHIQUE 1. — Graphique d’un travail normal sous perfusion

montrant le travail du fond et le travail de la zone moyenne de l’utérus (En pointillé : zone moyenne de l’utérus).

Grammes { Cerkachons

GRAPHIQUE 2. — Graphique montrant les effets de l’administration de 1/2 minim de post-hypophyse par voie intramusculaire. Le phénomène du reversal apparaît dix minutes après la première injection et dure 20 minutes. ;

B. Travaux des auteurs de langue française.

Au dernier congrès de l’Association des gynécologues et obstétriciens de langue française, tenu à Paris, en septembre 1950, un certain nombre d'auteurs publièrent les résultats de leurs expériences personnelles concernant la la méthode des perfusions.

1° Technique :

MM. VaraANGoT (J.), LE Lorter et Coste [47] utili-

sèrent 5 unités de post-hypophyse dans 500 cm° de sérum glucosé.

MM. Czeisz (L.) et BRET (S.) ont appliqué une

méthode analogue, mais en doublant la concentration du liquide de perfusion.

Résultats :

Les premiers auteurs cités aboutirent aux conclusions suivantes, leur étude portant sur 61 primipares 3

— Action quasi constante de la méthode des perfusions, les échecs n'étant observés que lorsque la perfusion était mise en route à une dilatation débutante (50 centimes à 1 franc). f

— Durée de la dilatation très raccourcie.

— Au point dé vue graphique, on constate une phase d’hypertonie très courte qui est suivie de contractions très régulières, mais dont la fréquence et la durée ne sont guère modifiées. Le tonus de base serait inchangé ou abaiïssé.

Les auteurs semblent prévoir à la fin de leur publication, les heureux avantages que l’on pourrait tirer de utilisation d’une telle méthode dans le traitement de certaines dystocies dynamiques.

CLErsz et BRET aboutissent à des constatations à peu près comparables.

Ils insistent particulièrement sur l’existence d’une phase de repos et de relâchement utérin dans l’intervalle des contractions. Ce dernier point nous semble devoir être souligné. Alors que les autres modes d’administration de la post-hypophyse aboutissent trop souvent chez des parturientes normales à un état de tétanisation de l’utérus, les perfusions, au contraire, se rapprochant du mécanisme de la sécrétion naturelle de cette hormone, favorisent et accélèrent l’accouchement en ne faisant jamais perdre aux contractions leur caractère physiologique.

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