‹ Les Perfusions Intraveineuses d'Extraits Post-Hypophysaires dans le Déclenchement du Travail et dans la Direction de l'AccouchementChapitre 24 sur 33 · I. Dans l’accouchement normal · texte numérisé non relu

I. Dans l’accouchement normal

Nous ne rapportons ici qu’un nombre assez restreint d'observations cliniques qui suffisent, pensons-nous, à confirmer plus qu’à démontrer les avantages réels obtenus par une telle technique dans l’accouchement normal.

M°°S. J. — Deuxième pare de 26 ans.

Début du travail : le 7 avril 1951 à 15 heures. 21 b. : Dilatation à 2 francs.

Sommet mobile élevé en Droite.

21 h. 50 : Rupture artificielle de la poche des eaux.

TEE

: Dilatation petite paume.

Mise en train du goutte à goutte sous anesthésie.

: Dilatation complète.

Sommet engagé en O, I. D. P.

: Expulsion spontanée d’un garçon ayant crié. : Délivrance naturelle,

Troisième pare de 23 ans.

Examen le 5 avril 1951.

: Dilatation à 4 cm.

Tête fixée en Droite.

Poche des eaux intacte.

: Dilatation petite paume.

Installation du goutte à goutte sous anesthésie. Rupture artificielle des membranes.

Expulsion en O. P. d’un garçon de 3,360 kg. ayant

crié.

: Délivrance normale.

M"° L. F. — Primipare de 16 ans.

Le 1° mai 1951.

Début des douleurs.

: Col presque effacé.

Contractions très douloureuses.

: Dilatation grande paume.

sul LEE 407:

PADOPS

Installation du goutte à goutte avec anesthésie.

Expulsion spontanée en O. P. d’une fille ayant crié.

Délivrance normale.

OBsERVATION [N° 4.

Deuxième pare de 23 ans.

Le 6 mars 1951.

: Débuts des douleurs.

Tête mobile en Droite.

Col presque effacé.

Poche des eaux intacte.

GR

17 h. 30 : Col effacé.

à Sommet fixé en O. I. D. P.

18 h. : Installation du goutte à goutte sous anesthésie. 18 h. 30 : Dilatation complète.

18 h. 40 : Expulsion en O. P. d’un garçon ayant crié. 18 h. 45 : Délivrance.

Une heure après hémorragie utérine par inertie, traitée par l’ergotine.

M"° V. P. — Deuxième pare de 27 ans.

| Le 7 mars 1951.

8 h. : Début des douleurs. 5 Tête fixée en Gauche.

Col effacé, dilatation 5 francs.

Poche des eaux intacte. 9 h. 20 : Goutte à goutte sous anesthésie.

10 h. 10 : Dilatation complète.

Tête engagée en O. I. G. P.

10 h. 20 : Expulsion en O. P. d’un garçon ayant crié. 10 h. 25 : Expulsion normale du placenta.

M°° B. J. — Primipare de 21 ans.

Le 24 mars 1951.

3 h. : Début des douleurs.

Membranes rompues.

Col effacé.

. Tête fixée en Gauche.

8 h. : Col à 2 francs.

Après échec d’une anesthésie caudale continue, mise en place à :

12 h. 50 : D’un goutte à goutte sous anesthésie, le col étant

à petite paume.

13 b. : Col à grande paume.

13 h. 30 : Forceps en O. P.

Extraction d’une fille de 3,750 kg. Etonnée.

13 h. 45 : Délivrance normale.

OZOLE

MS. V. — Troisième pare de 33, ans.

Le 11 mars 1951.

9 h. : Examen : Col non modifié. Tête mobile en Gauche

13h: : Col en voie d’effacement.

13 h. 30 : Installation du goutte à goutte sous anesthésie légère.

14 h. 50 : Pas de modifications.

15 h. 05: Violentes contractions.

Col à 5 francs.

On arrête momentanément le goutte à goutte et on pousse l’anesthésie.

15 h. 15 : Reprise du goutte à goutte.

Bonnes contractions.

16 b. : Dilatation complète.

16 h. 10 : Expulsion en O. P. d’une fille ayant crié. 16 h. 25 : Délivrance normale.

Il s’agit ici, en fait, d’un déclenchement du travail au moyen de la perfusion. À la phase hypertonique a succédé une série de contractions régulières traduisant la bonne marche du travail. On peut donc dire que, dans ce cas particulier, la direction de l’accouchement a débuté à un stade très précoce du travail.

A la suite de ces observations cliniques sur la direction de l’accouchement normal au moyen de perfusions intraveineuses de post-hypophyse associées à une anesthésie au chloro-kélène, nous croyons nécessaire de faire un bref résumé des caractéristiques essentielles d’un tel accouchement, afin de pouvoir établir des comparaisons utiles avec la méthode de DELALANDE.

Nous nous placerons sur le plan exclusivement clinique, les études dynamométriques très précises des auteurs américains ayant montré que, sur le pla de la physio-

logie pure, les avantages de la méthode des perfusions étaient indiscutables.

Sur quels critères cliniques appuyer notre argumentation ? Les plus caractéristiques et les plus significatifs sont les suivants :

a) Durée de l’accouchement.

Dans nos observations, il s’agissait de cinq multipares et de deux primipares. Le goutte à goutte était installé alors que la dilatation était à 5 francs, ou à petite paume. Une fois, elle était à grande paume. Entre l'installation du goutte à goutte et l’expulsion du fœtus, il s’est écoulé en moyenne quarante-cinq minutes. Dans un cas, la direction de l’accouchement a immédiatement succédé au déclenchement du travail.

Comme dans la méthode de DELALANDE, c’est incontestablement la période de la dilatation qui est la plus raccourcie.

b) Mode de terminaison de l’accouchement.

Sur deux primipares, nous n’avons eu qu’un seul cas de forceps en O. P.

Toutes les multipares ont présenté une expulsion spontanée du fœtus.

c) Délivrance.

— Moment de la délivrance :

D'une façon générale, les délivrances se produisent plus rapidement que normalement. Les premières contractions réellement efficaces apparaissent peu de temps après l’expulsion du fœtus. Quelques contractions suffisent pour décoller et faire descendre le placenta.

—— Qualité de la délivrance :

RTE

L'utilisation de perfusions de post-hypophyse ne semble pas modifier les proportions de délivrances naturelles et arüficielles, ni provoquer de rétentions placentaires ou membraneuses.

— En ce qui concerne les hémorragies, nous avons pu observer le fait suivant qui mérite d’être retenu : La cessation du goutte à goutte après l’expulsion du placenta peut s’accompagner d’une inertie utérine secondaire. Cette inertie utérine est à l’origine d’une hémorragie assez insidieuse qui apparaît lorsque l’accouchée est revenue dans son lit. Pour plus de sécurité, il suffit d’injecter une ampoule d’ergotine après la délivrance, l’utérus retrouve ainsi la tonicité que la cessation du goutte à goutte risque de lui faire perdre.

d) Etat de l’enfant :

Au cours de l’accouchement normal, il est assez rare de voir ces états d’apnée plus impressionnants que graves. observés au cours de la méthode de DELALANDE et qui cessent, soit spontanément, soit par oxygénothérapie.

L’anesthésique et la post-hypophyse ne semblent pas d’ailleurs être à l’origine de cette petite complication, et il faudrait surtout incriminer l’utilisation des antispasmodiques.

L'utilisation de perfusions d’extraits post-hypophysaires peut-être, enfin, à l’origine de certains cas de souffrance fœtale lorsque la vitesse d'écoulement du liquide ne se règle qu'après la mise en place du dispositif de perfusion. Le brusque passage dans le sang d’une certaine quantité d’hormone ocytocique provoque la tétanisation passagère de l'utérus, source de souffrance fœtale. Nous avons déjà signalé le moyen d’éviter cette hypertonie brutale de

l'utérus.

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e) Quantité d’hypophyse utilisée :

Pour l’accouchement normal, les quantités de posthypophyse utilisées ne dépassent jamais 10 unités, et ceci

uous apparaît comme un progrès sensible sur la méthode de DELALANDE.

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