‹ Les Perfusions Intraveineuses d'Extraits Post-Hypophysaires dans le Déclenchement du Travail et dans la Direction de l'AccouchementChapitre 9 sur 33 · C. Résultats · texte numérisé non relu

C. Résultats

Les auteurs ne furent jamais d’accord sur les résultats, certains se montrant enthousiasmés de l’action de la posthypophyse, d’autres concluant à son inefficacité complète.

Wopon considérait comme résultat positif tout accouchement se terminant dans les vingt-quatre heures qui suivent l’injection de post-hypophyse. Il aurait obtenu les résultats suivants :

33 % de succès dans les cas de cols non effacés et non dilatés;

47 % de succès dans lés cas de cols légèrement effacés et non dilatés.

Ainsi que le faisait remarquer LE LoRIER en 1943, on ne peut plus parler de déclenchement du travail lorsque le col est légèrement effacé. Il s’agit plus exactement d’une accélération du travail.

Quant à la technique signalée par RENAUT dans sa thèse, elle donnerait des résultats entièrement favorables chez les multipares, sauf incidence de procidence du cordon. Par contre, il n’y aurait que 1 % seulement de cas favorables chez les primipares.

AN Ds

IT. DÉCLENCHEMENT DU TRAVAIL PAR LES PERFUSIONS INTRAVEINEUSES D'EXTRAÏITS POST-HYPOPHYSAIRES.

En 1950, paraissait dans l'American Journal of Obstetrics and Gynecology, un article qui résumait l’étude théorique et pratique du déclenchement du travail au moyen de perfusions intraveineuses d'extraits post-hypophysaires. Ces expériences étaient l’œuvre de REYNoOLps et de CoLL. Leur résultat en fut publié sous le titre « Etat des membranes et études des caractéristiques de la contraction. utérine comme critère de succès ou d'échecs cliniques du déclenchement du travail au moyen de perfusions de posthypophyse ».

En Europe, PIRSON s’est particulièrement intéressé à cette question.

A la Clinique Obstétricale de Toulouse, cette technique a actuellement remplacé la méthode de provocation du travail par les injections intramusculaires de post-hypophyse.

A. Technique.

1° Choix du solvant : Le choix des auteurs s’est définitivement fixé sur le sérum glucosé à 5 %. REYNoLDs l’'utilisait déjà, et les auteurs américains ont particulièrement insisté sur les avantages de ce solvant;

2° Concentration de la post-hypophyse : Cette concentration peut être très variable. PIRSON utilisait une solution de 10 unités de post-hypophyse dans 500 em° de sérum glucosé à 5 %.

OT

Nous avons, de notre côté, utilisé des solutions à une concentration de 20 unités pour 500 em” de sérum glucosé apyrogène. Les solutions peu concentrées permettent une vitesse d'écoulement plus grande;

3° Vitesse d'écoulement : Dans sa technique, PIRSON réglait la vitesse d’écoulement à 20 gouttes par minute. Cette vitesse semble la plus satisfaisante, et c’est cette moyenne de 20 gouttes à la minute que nous avons adoptée. |

À | B. Les Résultats.

Les travaux de REYNOLDS sont particulièrement intéressants. Cet auteur s’est attaché, en effet, à déterminer les conditions dans lesquelles on pouvait espérer un succès ou, au contraire, prévoir un échec dans les tentatives de déclenchement du travail par les perfusions de post-hypophyse.

Ces conditions se groupent sous deux titres de chapitres bien différents.

l° Etat des membranes.

La rupture avant ou après la mise en train de la perfusion est considérée comme un facteur important de succès ou d'échec. Les tentatives de déclenchement du travail furent pratiquées par REYNoLDs chez 24 patientes. Cet auteur considérait comme un échec l’absence de travail dans les trois heures qui suivaient la mise en place de la perfusion. |

Les membranes furent rompues spontanément ou artificiellement.

Les résultats obtenus par l’auteur sont résumés dans le tableau suivant :

22) RTS

ÉTAT DES MEMBRANES SUCCÈS ÉCHECS Intactes I 19 Rompues avant la perfusion 2 3 Rompues après la perfusion 9 0

2° Caractéristiques de la contraction utérine. a) Intensité des contractions :

Parmi les succès cliniques obtenus, 75 % des cas montraient une augmentation très nette de l'intensité des contractions dans les premières vingt minutes. Ces contrac-

tions furent étudiées au. moyen de dynamomètres. Au contraire, 75 % des échecs ne virent aucune modification dans l’intensité des contractions, celles-ci étaient parfois paradoxalement diminuées.

Une rapide augmentation de l’intensité peut donc être considérée comme un signe non infaillible, mais favorable de succès clinique dans le déclenchement du travail.

b) Durée des contractions :

Les deux tiers des succès présentèrent une augmentation manifeste de la durée des contractions; 82 % des échecs ne montraient pas d'augmentation de durée, les contractions devenant même parfois plus courtes.

L'augmentation de la durée des contractions peut donc être considérée comme un signe favorable de succès

clinique.

c) Fréquence des contractions :

L'augmentation de fréquence des contractions est considérée comme un signe secondaire par rapport aux précédents, ne permettant pas de tirer des conclusions aussi

Page 1