‹ Les Péricystites PhlegmonneusesChapitre 10 sur 31 · A QE · texte numérisé non relu

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Intervention : Sous-anesthésie générale, on fait une incision sous-ombilicale assez étendue ; il n’y a rien dans la paroi musculaire, ni dans la cavité de Retzius ; le fascia ombilico-vésical est ouvert et une grande quanlité de pus grisâtre, fétide, avec gaz en abondance, s'échappe : de chaque côté de la ligne médiane, on voit de larges décollements sous les flancs. Le doigt s’enfonce sur les faces latérales de la vessie, à droite et à gauche, jusqu’au niveau du plancher musculaire de Ja loge périnéale supérieure. ;

Alors le malade est mis dans la position péritonéale et on incise la fosse ischio-rectale gauche, pleine du même pus fétide et gazeux, puis par l’incision sus-pubienne on introduit vers l’incision ischio-rectale un gros drain, qui est attiré avec une pince ; la même opération se fait à droite. Et, avant de reporter le malade dans son lit, on fait dans la plaie une injection de 30 cc. d’un mélange de trois sérums : anti-ædémateux, anti-gangreneux et anti-perfringens.

Suites opératoires : À la suite de cette opération, le malade semble amélioré, la température tombait à 37°, mais le pouls était rapide et l’état général faible.

L'examen bactériologique décelait des streptocoques et des coli-bacilles, mais pas d’anaérobies. Avant de connaître ce résultat, on fit sous la peau une injection sous-culanée de sérum anti-gangreneux, on le répéta les jours suivants, on fit des injections de même sérum dans la plaie, et on ajoute des injections de sérum glucosé sous-culané isotonique.

Sous l'influence de cette médication il semble que le

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malade allait s'améliorant, sans cependant nous donner à aucun moment pleine satisfaction.

Le 14 décembre, dans la nuit, il mourait subitement d'hémorragie.

L'autopsie pratiquée par Verliac a donné les résultats que voici : la cavité qui contenait le drain est fermée en arrière par le péritoine et par l’épiploon ; iln’y a pas de péritonite. Du côté droit, la poche séreuse remonte sous le péritoine, le long de l’uretère ; du côté gauche, une énorme tumeur sous-péritonéale monte en arrière de l’uretère et du rein. La cavité estremplie de caillots. Mais il est impossible de déterminer l’origine de cette hémorragie et de savoir si elle a été produite par l’ulcération d’un vaisseau, par la suppuration ou par le drain.

Il n’y a rien aux uretères qui sont normaux. La vessie ne présente également aucune lésion. L’urètre périnéal est un peu dilaté, de même que l’utricule prostatique ; mais dans cette région, on ne trouve aucune lésion appréciable. Les vésicutes sont dilatées mais non suppurées.

En résumé, il n’y a pas de lésion dans la prostate et dans les vésicules séminales, et le point de départ de cette grande infection a été une infiltration urétrale antérieure qui, de là, a remonté par le tissu cellulaire souspéritonéal. |

Obs. 20 (LEGUEU).

Péri-cystite phlegmoneuse diffuse avec abcès urineux conséculif à des fausses routes. Guérison. |

B. C..., 34 ans, entre ile Velpeau, n° 17, en avril 1924. A la suite d’une blennorragie à 25 ans, il pré-

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sente à 28 ans un rétrécissement avec gêne à la miction, jet en vrille, gouttes retardataires.

En avril 1924, il va consulter un médecin qui le dilate à la sonde ; on lui fait une fausse route, il a une hémorragie grave.

Le 18 mai 1924, il vient à la consultation en rétention complète, il a les plus grandes difficultés à uriner, ne parvient à émettre que quelques gouttes ; on lui passe une sonde, on évacue la vessie. ;

Le 19 mai 1924, il revient à l'hôpital, il a une tuméfaction douloureuse de la région péno-scrotale ; la miction est très gênée ; on le reçoit à la salle Velpeau, lit n°A%

Le 20 mai 1924, incision d’un abcès urineux scrotal, drainage. À la suite, le malade urine facilement ; mais dans la nuit du 20 au 21, la dysurie recommence et il sent son abdomen augmenter de volume dans la région sous-ombilicale. . k

Le 21 mai, on sent l'abdomen distendu au-dessus du

pubis, on pense qu’il y a un peu de distension vésicale, on fait un sondage avec une sonde n° 18, on laisse la : sonde à demeure qui n’évacue qu'une trentaine de grammes etne supprime pas la douleur diffuse dans le bas-ventre.

Le 22 mai, la température s’est élevé à 395 : on trouve une tuméfaction de toute la région sous-ombilicale, tuméfaction mal limitée, douloureuse à la pression etétendue également des deux côtés de la ligne médiane. Il est incontestable que le malade fait une complication infectieuse péri-vésicale.

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