ERA
tion d'urine d’origine urétrale est d’abord prévésicale. On a voulu expliquer la rareté des péricystites antérieures par le fait que la prostate est pour beaucoup dans la genèse des inflammations péri-vésicales, et parce que la lame de tissu conjonctif pré-vésical est peu abondante et serrée.
Les quelques examens bactériologiques pratiqués sur le pus ou la sérosité purulente des péricystites phlegmoneuses ont montré la présence de colibacille, de staphylocoque, de streptocoque parfois à l’état pur, plus souvent associé : streptocoque et coli, coli et staphylo, strepto et staphylo ; association qui confère une gravité particulière à l’infection ; on n’a jamais trouvé d’anaérobies ; Legueu et Fouquiau ont déjà indiqué que dans les péri-urètrites diffuses, ces germes sont inconstants ; il faut cependant tenir compte que la recherche de ces germes, d’ailleurs délicate, ne porte que sur un certain nombre de cas. De plus un certain nombre d'arguments doit faire soupçonner dans les cellulites diffuses la présence d’anaérobies : l'aspect brunâtre des taches cutanées, la constatation de gaz à l'examen du malade, le caractère des lésions anatomiques et enfin l'influence indéniable du sérum anti-gangreneux dans le traitement de ces péricystites.
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE
Les péricystites phlegmoneuses aiguës sont relativewent rares. Au moment ou il publiait son observation de 1913 le P' Legueu pensait que la périeystite diffuse, de symptômes souvent incertains, devait être la façon de mourir d’un grand nombre de vieux urinaires. Mais on ne trouve à partir de cette date à la Clinique de Necker que sept ou huit cas d’une telle affection et pourtant l’autopsie de tout malade décédé dans le service est systématiquement pratiquée.
Cependant, si on élargit quelque peu le cadre des péricystites plus particulièrement étudiées par le professeur Legueu et qu'à côté des formes gangreneuses proprement dites on accepte les collections péri-vésicales à tendance extensive, et à la vérité il est impossible de fixer une limite à des types ne différant entre-eux que par leur gravité, une telle inflammation apparaît plus fréquente. Nous avons eu l’impression en dépouil- . lant nombre d'observations trop imprécises pour être rapportées, à la lecture des discussions de la Société d'Urologie, que ces cas de péricystite ne sont pas exCeptionnels, Ils étaient certainement plus nombreux à