‹ Les Péricystites PhlegmonneusesChapitre 29 sur 31 · NS · texte numérisé non relu

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cas on est intervenu à la période des grands décollements purulents, difficiles à drainer, au moment où le sujet n’a plus grande résistance: et la mort survient encore fréquemment dans la cachexie ou l’urémie, quand ce n’est pas une complication qui vient emporter le malade : péritonite généralisée, hémorragie foudroyaænte par ulcération d’un gros vaisseau.

Ainsi, chez un individu qui présente des troubles urinaires et des phénomènes d'intoxication souvent assez lente, dont on s'explique mal la cause, il faut toujours craindre une infection des EUX pelviens et la recherchercher avec soin.

Nous n’insisterons pas sur les symptômes qui révèlent l'apparition d’une complication suppurée péri-cystique survenant après une intervention qui a porté sur la vessie ou sur la prostate. Toute élévation anormale de température devra v faire penser, inciter à rechercher la présence des clapiers purulents et à placer rapidement un drainage convenable.

Diagnostiquer une péricystite phlegmoneuse, c’est rechercher quelles peuvent être les causes d’une infection grave chez un urinaire d’ ancienne date.

Ordinairement, l’urémie était rapidement éliminée, à cause de l'intensité delà fièvre, on fait d’abord le diagnoslic habituel de pyélonéphrite qui, selon l'expression

à de Legueu, fait partie presque intégrante du domaine du

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prostatiqué — et aussi du rétréci en rétention. Si le phlegmon diffus n’est pas encore évolué vers l'extérieur l'esprit est suffisamment satisfait de cette hypothèse. Il ne faut cependant pas s’y arrêter, quand il s’agit d’une infection aussi sévère, mais penser à la suppuration profonde ; faire un toucher rectal, apprécier en face d’un globe sus-pubien ce qui revient à la vessie distendue ou à l’inflammation péri-vésicale.

Si après sondage la tuméfaction n’a pas complètement disparu, c’est une péricystite ouun phlegmon de la cavité de Retzius : même douleur hypogastrique dans les deux cas, maiselle est plus violente dans l’abcès de Retzius, le pus étant étroitement bridé. (Jean Louis Petit : «le malade, meurt de douleur » — même atteinte importante de l’état général mais plus marquée dans la péricystite — même tuméfaction hypogastrique, nous venons de le voir, mais plus limitée, de forme pyramidale dans l’abcès pré-vésical. Dans celui-ci la réaction péritonéale est plus fréquente, les Symptômes vésicaux sont inconstants. le toucher rectal, s’il parvient à déceler les prolongements latéraux de ce phlegmon, montre que la face postérieure de la vessie et la prostate sont libres. La distinction est difficile entre les deux affections : l’extra-cystite antérieure (Aversenq) peut se présenter comme une Cellulite diffuse et nous savons qu’elle peut

être le prolongement d’un phlegmon péri-vésical. La

conclusion clinique est que, en présence d’une péricystiste qui se manifeste ou d’une extra-cystite qui apparaît, il faut toujours se méfier de la complication de l’autre; du reste, la discussion n’a guère qu’un intérêt théo-

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rique, puisque, de toute façon, il faudra évacuer la collection par une incision sus-pubienne.

Nous avons vu que si le malade présente une infiltration d'urine de la loge périnéale inférieure, on ne doit pas se borner à constater qu’elle est capable de produire à elle seule, une altération alarmante de l’état général. On envisagera toujours la possibilité d’une extension de l’infection à la loge périnéale supérieure.

Par la localisation des symptômes physiques, la moindre atteinte de l'organisme, l’absence de tuméfaction sus-pubienne après cathétérisme, un abcès de la prostate, une péri-prostatite, ne ressemblent pas à la péri-cystite. Mais un abcès de la prostate, peut s'accompagner d’une suppuration diffuse des fosses ischio-rectales, comme on en voit dans les péricystite gangreneuses. Il lui arrive aussi, bien que son évolution soit avant tout de scendante, d’être la première phase d’un , phlegmon périvésical ; donc, comme pour la périurétrite, on cherchera pour la prostatite si le pus n’a pas gagné le petit bassin.

Si le malade a un passé urinaire on songe à la péricystite phlegmoneuse en présence de troubles de la miction et de fièvre. On y songe tout de suite, quand on est intervenu récemment sur l’urètre ou sur la vessie, mais la péricystite phlegmonense au décours d’une maladie infectieuse ou sans cause apparente est un diagnostic d'exclusion. On pense en présence d’une Luméfaction sus-pubienne à un phlegmon de la gaine des

droits, à un phlegmon rétro-musculaire sus-pubien mais

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ils ne s’'accompagnent pas de dysurie, surtout à un abcès de la cavitéde Retzius decause intestinale ee enprésence

d’un phlegmon diffus du périnée postérieur à une détermination d'origine rectale. Et quand un malade ou SE.

une malade qui n’ont pas d’antécédents urinaires font 125 quelque chose du côté de la vessie avec des urines claires, < #= -on porte le diagnostic de péritonite € enkystée Avpene TEE culaire, sigmoïdienne ou salpingienne. 2

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