‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 16 sur 119 · I. L’HOTE ET SON PARASITE · texte numérisé non relu

I. L’HOTE ET SON PARASITE

L’HOTE. SON RÉGIME SAISONNIER. — Le 21 novembre 1906, la pêche quotidienne au voisinage de la côte fournit en grand nombre une Appendiculaire que je n’avais pas rencontrée jusque-là. C’était Fritillaria pellucida (Busch) = Fritillaria furcata (Vogt) qui n’est d’ailleurs pas une forme rare, mais seulement très sporadique. Le 22 novembre, nous la pêchions à bord du Roland sur tout l’espace parcouru depuis la côte jusqu’à deux milles environ au large de Collioure. Le 23 novembre, il ne s’en trouvait plus dans la baie de Banyuls que de rares individus et le lendemain elle avait complètement disparu. En 1907, elle fit une courte réapparition, nombreuse, le 26 mars.

M. CauLLERY! l’a observée en avril-mai 1910. Un essaim dense vint dans la baïe le 12 octobre 1911, d’autres plus clairsemés entre le 22 et le 27 octcbre 1912.

A Villefranche-sur-Mer, on la pêche d’une façon intermittente de novembre à mai, et en 1910, du 17 mars au 7 avril, je l’ai trouvée à peu près quotidiennement dans le produit de la pêche au filet fin, mais jamais en essaims aussi denses que ceux observés à Banyuls.

Le régime de Fritillaria pellucida paraît donc être un régime hivernal en Méditerranée. C’est aussi de novembre à février que Vocr (1854) l’a pêchée à Nice, de décembre à avril que GEGENBAUR (1855) et For (1872) l’ont observée à Messine, Mais ces observations sont en contradiction au moins apparente avec celles recueillies à Madère par LANGERHANS (1874) qui l’y trouve de mai à septembre, et aux Canaries par MICHAELSEN qui l’y a rencontrée au mois d'août, en contradiction aussi avec les documents recueillis par la Plankton Expedition [LoOHMANN (1896)] d'où il ressort que cette Appendiculaire est essentiellement une forme des mers chaudes. Elle paraît même manquer totalement dans la mer du Nord.

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