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Deux pêches dans la nuit du 23 juillet donnèrent :
23 JUILLET. — Mer calme ; température de l'eau à 15 heures = 2202. 24 heures
11 individus
9 individus
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Deux autres pêches effectuées dans la nuit du 19 au 2 août, entre 1 heure et 5 heures du matin donnèrent les résultats suivants :
2 AOUT. — Mer calme ; température de l’eau à 9 heures = 21°.
1 b. 45 4 heures
5 individus
8 individus
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Les mêmes dénombrements ont été répétés le 27 août 1911.
27 AOUT 1911, — Vent du nord dans la nuit. Mer assez calme. Température de l’eau à 15 heures = 2298.
8 heures 14 heures 17 heures 3 individus 6 individus 4 individus BOAAËS 4. ose 0 F8 Stades........... “182 DUMAS tree saute I. 32 ET Te I. 16 cie I. 32 = A inc de I, 64 RM I. 16 ES TS I. 32 a Sie este JT. 128 Re I. 64 — I. 128 + hist nés I. 128 a I. 128
De linspection des tableaux précédents, il ressort assez nettement, malgré le petit nombre des parasites observés et quelques aberrations, que la sporogénèse de B. crassum s’accomplit en plein été suivant un rythme nycthémeral que l’on peut résumer ainsi : les parasites acquièrent le nombre maximum de leurs sporocytes qui est de 128 ou de 256 vers la fin de la journée. Ils le conservent jusqu’au milieu de la nuit, moment où
se produit la déhiscence de la coque et la mise en liberté des sporocytes. A peu près en même temps, se produit une nouvelle division du trophocyte, donnant naissance à une nouvelle cellule-mère. Les segmentations se poursuivent alors de telle sorte que le stade I-16 est atteint vers 8 ou 9 heures du matin ; le stade 1-32 vers 11 heures. Nous avions été déjà amenés à soupçonner semblable rythme sporogénétique nycthéméral dans l’évolution de B. spinulosum. Mais chez cette espèce, il est beaucoup moins manifeste par ce qu’il est troublé par l’intercalation des divisions scissipares, qui, nous l’avons vu, retardent les divisions sporogénétiques subséquentes.
Dans ces observations, il n’a pas été tenu compte de quelques B. crassum, qui ont été rencontrés chez des Paracalanus jeunes, à deux et trois segments abdominaux seulement. C’est que chez B. crassum, comme chez B. spinulosum, et chez tous les autres Blastodinium, il y à aussi parallélisme entre le développement du parasite et le développement de l’hôte.
Les parasites de Copépodes jeunes Gn n’atteignent pas les stades sporogénétiques maximaux des parasites de Copépodes adultes.
L'existence d’un rythme sporogénétique nycthémérai chez les Blastodinium est à rapprocher de la périodicité des divisions de certaines espèces
É FiG. XXVI. Blastodinium crassum de Paracalanus
libres. BERGH 1886, puis APSTEIN parvus. Forme scissipare. (x 360). (1911 b}, ont montré que les Ceratium et particulièrement le Ceratium tripos ne se divisait que pendant la nuit. Et c’est bien la lumière qui conditionne ces divisions puisqu’en été elles ne commencent qu'après 22 heures tandis qu’en hiver elles se produisent dès 17 heures, et même dès 15 heures. BLANC (1828) pour
Ceratium hirundinella du lac de Genève et LoHmanx (1918) pour les
ARCH. DE ZOOL. Exp. ET GÉN. — T. 59. — F. 1. 9
130 EDOUARD CHATTON
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PÉRIDINIENS PARASITES 131
Coccolitophoridæ constatent aussi que les divisions sont nocturnes. SCISSIPARITÉ SIMPLE EXCEPTIONNELLE. — Comme je l’ai dit, je n’ai observé en tout qu’un seul cas de reproduction endogène. Il s'agissait d’un parasite d’un Paracalanus parvus à 4 segments abdominaux, au stade I-1-64, et mesurant 300 y. Il est représenté par la figure xxvr, p. 129. VARIATIONS DE LA TAILLE EN RAPPORT AVEC LE STADE SPOROGÉNÉTIQUE ET LA TAILLE DE L’HOTE. — La condition solitaire de B. crassum fait de cette forme un objet d’études plus favorable que ne l’est B. spinulosum,
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Fréquence des larqeurs et fre ence des longueurs en fonction du 4Etade sporogenetique.
des relations entre la taille du parasite et le stade de la sporogénèse d’une part, et entre la taille du parasite et celle de l’hôte d’autre part, car ici, ces relations ne sont pas troublées par la variation du nombre des individus. Les résultats fournis à ce double point de vue par la statistique confirment entièrement ceux que nous avons déjà constaté chez B. spinulosum.
1° Variations de la taille en rapport avec le stade sporogénétique.
20 Variations de la taille en rapport avec celle de l’hôte.
PARALLÉLISME DU DÉVELOPPEMENT DE L'HOTE ET DU PARASITE |. —- En ce qui concerne ce point aussi, les résultats fournis par la statistique sont plus probants qu’ils ne l’étaient pour B. spinulosum.
1. Je n'ai pas identifié génériquement ni spécifiquement les cyclopoïdes. Il se peut donc qu'il y ait là des cyclopoïdes de Clausocalanus. |
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Les voici :
Dans 12 cyclopoïdes à 2 pléonites on trouve les parasites aux stades
suivants :
I-4 deux fois, 1-8 cirq fois, 1-16 deux fois, [-32 deux fois, 1-64 une fois. Dans 20 cyclopoïdes à 3 pléonites :
TI une fois, I-4 trois fois, 1-8 quatre fois, 1-16 deux fois, 1-32 quatre fois, I-64 trois fois, I-128 trois fois.
On comparera ces dénombrements à ceux faits sur des copépodes à
FIG. xxVII. Blastodinium crassum de Paracalanus parvus. Trois stades successifs pris dans des Copépodes jeunes: a, Stade I d’un Paracalanus à deux pléonites, où l’on voit bien les papilles formatrices des spinules de la coque ; b, stade I-4 d’un Paracalanus à deux pléonites ; c, stade I-8 d’un Paracalanus à trois pléonites.
4 pléonites à propos du rythme sporogénétique nycthéméral, p. 127.
Il est à remarquer que ces cyclopoïdes ont été observés en plein jour de mai à novembre !.
Les parasites des cyclopoïdes à 2 pléonites ne semblent pas dépasser dans la journée le stade [-64, et ceux des cyclopoïdes à 3 segments le stade T-128. Les aberrations que l’on constate chez les parasites de Copépodes à 4 pléonites dans le rythme nycthéméral doivent être attribuées en partie au fait que certains des Copépodes observés viennent de passer du 2* cyclopoïde à la forme adulte. La sénescence peut sans doute exercer elle aussi une action perturbatrice sur le rythme sporogénétique.