‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 37 sur 119 · I. FORME UNICELLULAIRE SOLITAIRE · texte numérisé non relu

I. FORME UNICELLULAIRE SOLITAIRE

FORME. DIMENSIONS. — C’est par cet individu solitaire et unicellulaire que nous commencerons l’étude de l’espèce. Il est représenté par la figure 73. Il mesure 140 : de long. Contrairement à ce que nous

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avons observé jusqu'ici, ce plus grand diamètre se trouve non pas dans la région équatoriale, ou vers la limite des deux tiers antérieurs, mais plus haut encore, dans le premier quart du Corps. À ce niveau, celui-ci porte une saillie très prononcée, qui sur la coque apparaît comme une sorte de bec. Cette particularité mise à part, la forme fondamentale est celle d’un B. spinulosum ou d’un B. crassum. La polarité est très accusée, du fait de la position très antérieure du plus grand diamètre. Le pôle antérieur est bien arrondi ; le pôle postérieur assez longuement et progressivement atténué se termine en pointe. Les courbes du profil sont assez complexes, mais le galbe général est rectiligne. La constriction équatoriale bien marquée chez l'individu que nous décrivons n’est pas constante.

ORIENTATION. — La rigidité du galbe ne permet pas d’assigner pour l’instant à notre parasite une orientation propre, comparable à celle des autres espèces. Quant à l’orientation par rapport à l’hôte, elle est dans le sens longitudinal conforme à la règle. Dans le sens latéral, elle peut être définie par la position du bec antérieur qui est toujours ventral. Nous verrons par l’étude des stades plus avancés que la face qui le porte correspond bien à une face incurvée semblable à la face ventrale de B. spinulosum.

CRÊTE HÉLICOIDALE RÉSIDUELLE. — Chez un certain nombre de ces individus solitaires et unicellulaires, j’ai observé des sillons analogues à ceux de B. spinulosum ou de B. crassum, mais toujours incomplets. Et sur la coque, chez deux individus seulement, j’ai vu, mais avec une entière certitude, le vestige d’une crête hélicoïdale réduite à un très court segment de l’hélice postérieure. Chez les autres individus, il n’y en avait pas trace ; aux stades plus avancés jamais non plus je n’en ai observé.

STRUCTURE. PIGMENTATION. — La structure est celle de B. spinulosum. L’individu que nous décrivons la montrait avec une particulière netteté, à cause de son complet défaut de pigmentation. On y voit les deux gros noyaux en calotte, cloisonnés par des travées cytoplasmiques, et les centrosphères logées dans leur concavité. Les images sont presque superposables à celles qu’'IsnikawA (1894 et 1899) a dessinées pour Noctiluca mailiaris (fig. CLVII, p. 421).

La dépigmentation n’est pas toujours aussi complète qu’elle létait chez notre individu, où le réseau chromoplastique lui-même fait défaut, mais la densité de ce réseau n’est jamais aussi grande, et la teinte du pigment n’est jamais aussi forte que chez les individus bien colorés de B. spi-

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nulosum. Comme B. inornatum, B. Pruvoti est une espèce pâle, ainsi qu’en témoigne l’indice de pigmentation global de l'espèce : 4.5, le plus faible de ceux que nous ayons relevé jusqu'ici.

Les individus unicellulaires de B. Pruvoti sont rares. C’est en raison de cette rareté que je n’ai pu chez eux étudier la sporogénèse, comme je l'ai fait pour B. spinulosum. Nous nous adresserons donc de suite à des stades plus avancés.

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