AROH. DH Z00L. EXP, ET GÉN, — T, 59, — F
d’un tour et demi environ. Mais chez les formes plus développées, cette torsion peut s’effacer, ou au contraire, s’accroître.
Cette torsion hélicoïdale me paraît devoir être considérée comme l'expression exagérée, d’un caractère primitif commun à tous les Péridiniens. Il pourrait cependant venir à l’esprit qu’elle soit le résultat du modelage du parasite par la paroi digestive de l’hôte. Il se trouve en effet que chez les Copépodes adultes, le tube digestif repoussé en avant par la glande génitale si réduite soit-elle, décrit dans le corps une sinuosité en $ telle que, vue de profil, la cavité digestive semble être le moule même d’un Blastodinium contortum. Mais il faut tenir compte de ce fait que les jeunes individus de B. contortum, trouvés chez des Copépodes à deux ou trois segments abdominaux, et dont la glande génitale n’est pas encore apparente, présentent déjà une torsion hélicoïdale très accentuée. Et chez ces individus parasités, la glande génitale ne se développe jamais.
D'ailleurs, en présence de formes comme celles que représentent en place dans leurs hôtes les figures LXXVII et LXXIX, il faut, ce me semble, écarter l’idée qu’elles puissent résulter d’une adaptation de la forme du parasite à celle de la cavité digestive. C’est le parasite qui déforme la paroi intestinale, et non celle-ci qui modèle le parasite. Ou, si elle le fait, c’est à dresser son galbe que son action s'exerce. Le produit de ce façonnage est
FIG. LXXXI. Calocalanus stry- , ñ : Go 717 liremis © parasité par l'eprésenté par les parasites rectilignes de la variété
Blastodinuim contortum ° PAU RAS s supertoniu (Xe 150) hyalinum, avec tous les degrés intermédiaires qui y conduisent.
ORIENTATION. — La situation du jeune parasite dans le Copépode est à peu près invariable, elle se maintient d’ailleurs pendant toute son existence, quelles que soient les déformations qu’il puisse subir : l’extrémité antérieure est dirigée du côté ventral du Copépode et confine presque toujours au débouché de l’œsophage dans l’estomac. Ceci à l’état de relâchement et de repos de la paroi intestinale. Lorsque la musculature se contracte, le parasite est lancé d’arrière en avant et d’avant en arrière,
PÉRIDINIENS PARASITES 17%
en tournant autour de son axe longitudinal selon la course même de son hélice. Mais à l’état de repos il revient toujours à sa situation première. La courbure en crosse, plus ou moins accentuée : de l’extrémité antérieure, que ne montrent ni les re -? S stades jeunes, ni les trophocytes des stades avancés, rc mais qui est constante chez les individus volumineux, est l’effet du choc constant du parasite contre le fond du cul-de-sac antérieur de l’intestin. STRUCTURE. PIGMENTATION. — La cuticule est parfaitement lisse ; pas de traces des spinules. Le
cytoplasme est peu granuleux, les espaces nucléaires à ; P
sont peu apparents. Seule la région équatoriale est
nettement marquée. Le pigment plus ou moins abon- y16.1xxxnr. Brastodinium contortum de Paracalanus parvus à deux
matique qui n’est d’ailleurs point lui-même visible Dee PRICE (x 360).
dant ne dessine pas le spectre caryodiérétique achro-
sur le vivant. La teinte du pigment est généralement jaune verdâtre, d’un ton moins chaud que chez les espèces précédentes. Celui-ci peut d’ailleurs disparaître complètement. S'il le fait d’une façon uniforme chez les individus jeunes, il n’en est pas de même, nous le verrons, dans toute l’étendue des volumineux parasites en sporogénèse. L'indice de pigmentation global des différentes formes de B. contortum, abstraction faite de B.
hyalinum est : G.2.
SPOROGÉNÈSE.
de la sporogénèse chez cette espèce est la
Le caractère principal
brièveté de la période ; c’est probablement pourquoi il m’a été impossible d’observer les toutes premières segmentations à partir du stade unicellulaire. Mais à leur défaut, il est facile de s’en faire une idée en étudiant
| FIG. Lxxxu. | Blastodinium contortum la segmentation du trophocyte chez les
| de Clausocalanus arcuicornis à eux ; : Ë :
| pléonites. Stade I. (x 260). formes plus développées, segmentation qui, si nous nous en rapportons à ce qui se passe
chez les autres Blastodinium, doit reproduire intégralement celle des
formes jeunes.
La scission se fait suivant un plan oblique ou subtransversal, qui
180 EDOUARD CHATTON
sépare deux cellules-filles sensiblement égales, dont l’une est antérieure. C’est le nouveau trophocyte. On voit par là que l’orientation de ce Blastodinium par rapport à l’hôte est bien celle de toutes les autres espèces.
La première division du gonocyte est plus nettement transversale que celle du trophocyte. Elle s’étrangle simplement en son milieu. Les deux cellules-filles font de même et la multiplication cellulaire continue {suivant le mode que nous connaissons, de
F1. LxxxIV. Clausocalanus au IT*° stade cy- FIG. LXXxXV. Paracalanus parvus à trois pléonites parasité clopoïde parasité par Blastodinium con- par Blastodinium contortum. Stade I-2 (X 150); a; tortum. Stade I, (X 150). (Croquis le parasite grossi (X 360). rapide).
manière à former une file de cellules particulièrement bien reconnaissable chez cette espèce jusqu’au stade 16 (fig. 92). Dès le stade 4, on peut remarquer que l’axe de cette file décrit lui-même une hélice autour du trophocyte qui à repris la forme exacte de la première cellule initiale. Il y a intérêt à insister dès maintenant sur les rapports des éléments du parasite à ce stade, car ils se conserveront semblables pendant toute la sporogénèse, et ils nous permettront de reconnaître
PÉRIDINIENS PARASITES . 181
à ce Blastodinium une orientation comparable à celle des autres
espèces.
RAPPORTS DU TROPHOCYTE ET DES SPOROCYTES. ORIENTATION PROPRE DU PARASITE. — Examinons un B. contortum dans la situation où il se
présenterait si nous le regardions en place dans son hôte, par la face gauche de ce dernier. Son extrémité antérieure qui est,ventrale par rapport au
Fic. LxxxvI. Blastodinium contortum de Paracalanus FiG. LXXX VII. Blaslodinium contortum de Paraca-
parvus à trois pléonites type moyen, (x 360). lanus parvus. Forme type, montrant la scis- On remarquera la scission subtransversale du sion du gonocyte. x 360). trophocyte.
Copépode est dirigée vers notre gauche et son extrémité postérieure dorsale par rapport à l’hôte est dirigée vers notre droite. Le trophocyte très allongé est lui-même tordu en hélice, et ses extrémités sont équidistantes des pôles du parasite. Cette situation médiane du trophocyte est constante. Le trophocyte est tangent à la coque I suivant une génératrice hélicoïdale du fuseau tordu, génératrice qui, dans la région équatoriale du parasite, court sur sa face tournée constamment vers le dos de l’hôte. L’axe de la file des sporocytes fait une course inverse de celle que fait l’axe du tro-
phocyte.
182 EDOUARD CHATTON
Si l’on pouvait détordre un tel Blastodinium après lavoir fixé au Copépode au niveau de son équateur, on obtiendrait un parasite fusiforme rectiligne, dont le trophocyte serait tangent à la coque T suivant une génératrice du fuseau courant le long de sa face qui est tournée vers le dos de l'hôte. Prenant comme repère cette situation du trophocyte que nous avons reconnue comme dorsale chez B. spinulosum et B. crassum, nous voyons que l’orientation propre d’un B. contortum coïncide avec l’orientation du Copépode, et cela d’une manière constante, chez les formes tordues aussi bien que chez celles qui sont redressées. Si la plupart des figures qui se rapportent à B.
contortum et à B. hyalinum représentent ces parasites avec une orientation inverse de celle que nous avons donnée aux exemplaires des autres espèces, c’est qu’au moment où elles ont été exécutées, je n’avais pas encore déterminé l’orientation réelle des parasites qui nous occupent. Je n’ai pas jugé que ce défaut, d’ailleurs facile à corriger par la pensée, dût m’obliger à les remplacer.
BRIÈVETÉ DE LA PÉRIODE. Pous- SÉES SUBINTRANTES. STADES POLY- BLASTIQUES. — [La brièveté de la FIG, 2XXXVI. Blastodinium co tortum de Para. Période chez B. contortum est telle
ne D en ee De ue que, le stade T-8 étant atteint, le plus
souvent dès le stade I-4, et peut-être
même dès le stade I-2, le trophocyte se scinde à nouveau, fournissant
la cellule mère d’une deuxième poussée de sporocytes. Le parasite devient
diblastique. Ce qui se passe à l’intérieur de la coque IT reproduit exac-
tement ce que nous avons observé à l’intérieur de la coque I. Les rapports des éléments s’y retrouvent les mêmes.
Les sporocytes de la première poussée continuent à se multiplier; leurs divisions ne m’ont pas paru synchrones de celles des sporocytes de la seconde poussée, de sorte que les formules sporogénétiques sont
PÉRIDINIENS PARASITES 183
: I-4-8, I-4-16, JR routortum ckes Clousoaluus furcatus
assez variables :
RELATION ENTRE LE DEGRÉ Friquence ds a Pudionda Joke poroquidiaue DE DÉVELOPPEMENT DU PARA- (uombre 25 Pulls) a+ SITE ET LE DEGRÉ DE DÉVE- LOPPEMENT ET LA TAILLE DE L'HOTE. — Ce sont ces stades diblastiques, ou très rarement des stades moins avancés monoblastiques, que l’on rencontre es !
chez les Copépodes à 2 ou 3 pléonites, dont le céphalothorax mesure de 160 à 250 y. ss L’infection du Copépode par le Péridinien et le développement d sporogénétique de celui-ci sont ss donc très précoces. Les stades Etes
je°
La) e Le) L'ÉC R Er
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monoblastiques mesurent de 100 à 150 y sans tenir compte 5 Les stades di-
450 2e ee
RTE en
des courbures.
blastiques mesurent de 150 y à 350 y, ce qui est un maximum, LS
pour des Paracalanus mesurant de 500 à 650 p. Le Mais le parasite peut pous- ps À ; ser beaucoup plus loin son déve- !
loppement chez des hôtes qui Le ; lui offrent des conditions d’exis- S tence plus larges, chez Clauso- ; calanus furcatus, dont le cépha- EL !é lothorax mesure jusqu’à 750 y | “ et chez CI. arcuicornis, où le céphalothorax atteint quelque- 250 ! = fois 1000 ». Il devient alors tri- Ce F tétra-penta-hexa-heptablastique, et peut lui-même atteindre UE 700 de long sur 200 u de large! 2 MC LAICE Il'est bien visible à l’œil nu.
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