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FORMES D'IDENTITÉ INCERTAINE

Blastodinium s. p. &

Fig. CXVII.

F1G. CXVII. Blastodinium Sp. x

D naar mutifcta (LED) Le 30 septembre 1908, j'ai observé dans une

Temora stylijera DAxA & adulte, un très gros Blastodinium solitaire, que je n’ai jamais retrouvé par la suite dans ce Copépode cependant très commun dans le plancton de la baie de Banyuls. C’est aussi

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le seul cas que j’ai relevé d’infection de T'emora stylifera par un Péridinien.

Le croquis CxviIr représente la forme et la constitution générale du

parasite que je ne m’attarderai pas à décrire, car je n’en ai qu’une

connaissance insuffisante. Extrait de l'hôte, il s’est rapidement altéré, et à

cause de son épaisseur, il m’a été impossible de voir avec toute la pré-

cision désirable, les rapports des coques dans la partie centrale. Il mesurait 7504.

de long, sur 160; de large, le céphalothorax de l'hôte mesurant 1000 de long. Il était pentablastique. Les deux feuillets externes étaient bien colorés. Les trois feuillets centraux et le trophocyte étaient incolores. Il ne me paraît identifiable à aucun des Blastodinium précédemment décrits. Il a le galbe général d’un B. Pruvoti, mais il s’en distingue par le nombre de ses feuillets, par sa condition solitaire, et surtout par la situation médiane de son trophocyte et des coques successives. Ces deux derniers caractères le rapprocheraient de B. contortum, mais il ne présentait aucune trace de torsion hélicoïdale, et le trophocyte montrait une différenciation polaire normale aussi accentuée que chez B. spinulosum ou B. Pruvoti. Blastodinium sp. 5. (B. inornatum ?) Fig. CXVIIT-CXIX

Le 9 novembre 1906, un Clausocalanus & à l’avant-dernier stade, dont le céphalothorax mesurait 650 m'a montré, à côté de deux Blastodinium inornatum au stade I-32, très pâles, un individu au stade I-8 tout différent de forme et d'aspect.

FiG. CxXVIHI. Clausocalanus avec Blastodinium crassum inornalum et un Blastodinium aberrant (X 160). Croquis rapide, légère compression de la préparation),

Un peu plus long et un peu plus large que ses deux coparasites, il s’en distinguait par son corps infléchi dans sa région médiane, par son pôle

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antérieur légèrement pointu, quoique non effilé, par son pôle postérieur arrondi, quoique atténué, et par la situation antérieure de son trophocyte (Fig. CxvIr1).

Il s’en distinguait aussi à première vue par sa pigmentation : le tropho-

sit.

Fi@. OxIX. Blastodinium sp. & de Clausocalanus F1G. OxX. Clausocalanus parasité par Blastodinium sp. Ê | furcatus, individu aberrant d’un groupe III (x 160) (croquis rapide).

hétérogène dont les deux autres individus | étaient du type B. crassun üinornatum (fe: SEP, CE SSD cyte était tout à fait incolore et hya- | lin, tandis que les sporocytes étaient | très fortement pigmentés et chargés de très grosses inclusions réfrin- | gentes à surface rugueuse. Le trophocyte présentait une crête très sail-

lante à sa surface. Mais la coque, qui était plus épaisse que d’ordinaire, | ne portait pas trace de spinules. C’est le seul cas où j'ai vu, au cours de mes recherches, deux parasites nettement différents d’aspect et de forme coexister dans le même Copépode,

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Le lendemain 10 novembre, chez un autre Clausocalanus également immature, dont le céphalothorax mesurait 600 y, je trouvai un parasite solitaire manifestement apparenté au précédent, présentant comme lui un pôle postérieur arrondi, une inflexion médiane très accentuée, un trophocyte antérieur incolore et hyalin et deux sporocytes postérieurs très pigmentés, mais non chargés d’inclusions. Il mesurait 300 » sur 75. Sa coque également épaissie était lisse. Sa concavité était tournée du côté du dos de l’hôte.

Que penser de ces parasites ? Il ne me paraît pas impossible que nous ayons affaire là à des individus anormaux ou alterés de B. inornatum. Chez cette forme, au stade de I-8, le trophocyte est toujours antérieur, le pôle postérieur quelquefois arrondi ; la dépression ventrale est toujours plus ou moins marquée. Il se peut que ces caractères exagérés se soient trouvés réunis chez un même individu.

Mais il est plus difficile de ramener au B. inornatum l'individu solitaire du 10 novembre. Je ne chercherai pas non plus à expliquer le contraste que présentaient trophocyte et sporocytes au point de vue de leur pigmentation. Ii eût été bien intéressant de voir la répartition du pigment dans la cellule initiale ! Voici deux formes chez lesquelles la polarité morphologique et la polarité dynamique s’accompagnaient d’une polarité cyto-physiologique manifeste.

C’est peut-être aussi à B. inornatum qu’il faut rapporter les deux individus décrits ci-dessous :

Blastodinium sp. y

Fig. CXXI-CXXII.

19 Parasite solitaire chez Clausocalanus arcuicornis, diblastique, stade I-2-n (fig. cxxtr). Dimensions et galbe de 2. inornatum, mais à trophocyte tout à fait antérieur, hyalin et à sporocytes T contenant, comme chez les parasites sp. G (voir ci-dessus) de grosses inclusions en plaquettes, dont une beaucoup plus développée que les autres. Ces plaquettes se résolvent uniformément au contact de l’eau de mer en nombreux et fins granules. Sporogénèse subintrante.

2 Parasite solitaire chez un Paracalanus parvus 9 à quatre pléonites (avant-dernier stade), diblastique — stade I-1-8-64, Incolore (Ag OXxT).

Cet individu était remarquable par le renflement du pôle postérieur,

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beaucoup plus obtus que le pôle antérieur. La scission déjà achevée du trophocyte en deux cellules subégales non enfermées dans une coque

commune paraît correspondre à

une division scissipare. On remarquera aussi la brièveté de la période qui à séparé les deux poussées successives. Je rappelle que nous avons constaté un cas certain de sporogénèse subintrante chez B. inornatum (v. p. 138).

F1G. OXxI. Blastodinium sp.) de FIG. OXxUI. Blastodinium sp -) de Clausocalanus arcuicornis; a, form Paracalanus parvus. (X 860). diblastique (X260); c, sporocyte avec ses plaquettes ( x 550); b, résolution d’une plaquette en grains.

Blastodinium s.p. à Fig. OXXII.

Il s’agit d’un Blastodinium grégaire (quatre individus) rencontré une fois chez un Corycœus venustus & adulte, ayant le type structural et les caractères de coloration des B. Mangini et navicula, et dont la

forme était intermédiaire entre celles de ces deux espèces : fuseaux allongés rectilignes, mesurant 300 ; sur 55 y. Stades monoblastiques entre I-16 et I-128 et un stade polyblastique I-16-n. Je vois là une variété allongée de B. navicula où un groupe égaré chez Corycœus venustus

de B. Mangini, plutôt qu’une forme réellement intermédiaire entre eux. Le mode de scission du trophocyte, si différent chez ces deux espèces. ne permet guère de concevoir que l’une puisse passer à l’autre.

Cytologie des Blastodinium Fig. 105-121, pl. X, et fig. 122-127, pl. XI.

Sommaire I. — Le trophocyte, p. 207. — Cytoplasme, p. 207. — Périplaste, cuticule, coque, p. 208. — Lacunes, vacuoles, inclusions, p. 209.— Réseau chromoplastique, p. 210. — Les noyaux; forme, p. 210. — Plasmodendrites intranucléaires ; signification morphologique et physiologique, p. 21i. — Structure de la masse nucléaire; son acidophilie, p. 212. — Nucléoles basophiles, p. 213. — Centrosomes ; archoplasme, p. 213. — Défaut de polarité cytologique. p. 215. — Divisions, p. 216. IL. — Les sporocytes, p. 217. — Différenciation de la structure des sporocytes à partir de celle du trophocyte Retour à la structure péridinienne normale, p. 217. J’ai déjà décrit tout ce que par l’examen attentif de l’organisme vivant, l’on peut connaître de sa structure intime. Nous savons déjà quels sont les rapports généraux du noyau des centres et du cytoplasme, quels sont la distribution et le régime du pigment, la marche des mitoses, etc., l’organisation des dinospores. Nous savons aussi que tout cela varie peu d’une espèce à l’autre. C’est pourquoi nous pouvons réunir ici dans un chapitre d’ensemble tous les résultats du contrôle par les méthodes cytologiques de ce que nous à appris l’examen 27 vivo, et dans cet exposé même, il n’y aura aucun intérêt, telle est l’unité de structure, à faire une étude séparée de chaque espèce, sauf à indiquer au passage les différences qu’elles peuvent présenter.

CE

À CRoaEas

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